Les 3 films à voir cette semaine au cinéma

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Un thriller haletant avec Nicole Kidman, le retour des Lego dans de nouvelles aventures, et le nouveau film polémique de François Ozon sur la pédophilie dans l'Eglise... Voici les meilleurs films à l'affiche cette semaine. 

«destroyer», de karyn kusama

Dans le thriller «Destroyer», à l’atmosphère anxiogène, Nicole Kidman rompt avec son image glamour qu’elle arbore sur les tapis rouges, pour se glisser dans la peau d’Erin Bell, une détective de la police de Los Angeles à la dérive, alcoolique et dépressive, qui lutte contre ses démons intérieurs.

Dix-sept ans après avoir infiltré un gang dans le désert californien, et échappé aux mains du tyrannique Silas, cette femme abîmée, qui a perdu la confiance de sa fille, doit affronter son passé quand le chef de cette bande refait surface.

Cheveux grisonnants, traits tirés, démarche mal assurée et silhouette amaigrie, la star de «Moulin Rouge», méconnaissable – à l’instar de Charlize Theron dans «Monster» (2004) –, livre une prestation remarquable qui lui a valu, en janvier dernier, une nomination aux Golden Globes en tant que meilleure actrice dans un drame.

«la grande aventure lego 2», de mike mitchell

Tout est super-génial. Ou presque. Dans cette suite très attendue de «La grande aventure Lego» (2014), les jouets Duplo attaquent la ville prospère de Bricksburg, plongeant les petits héros animés dans un univers post-apoca­lyptique digne de Mad Max. Malgré son optimisme à toute épreuve – et quasi ­insupportable –, Emmet devra se frotter à ces «extraterrestres» pour sauver ses amis Lucy et le narcissique Batman. Sur sa route, il croisera Rex Danger, son alter ego gonflé à la testostérone.

Même si l’effet de surprise du premier volet n’opère plus, ce long-métrage d’animation reste un divertissement de qualité, qui multiplie les allusions à la pop ­culture. Il bénéficie par ailleurs d’un scénario réussi, jouant sur plusieurs niveaux de références, qui séduira aussi bien les petits que les grands, et évoque, derrière les gags, le passage à l’âge adulte et la perte d’une certaine insouciance.

«grâce à dieu», de françois ozon

Après de longs démêlés judiciaires, la sortie en salles du nouveau long-métrage polémique de François Ozon, «Grâce à Dieu», a été autorisée, malgré une assignation en référé de la défense du père Preynat, mis en examen pour viols présumés mais encore non jugé.

Récompensé le 16 février du Grand prix du jury à la Berlinale, ce drame sur fond d’enquête, tourné en secret l’année dernière, relate l’histoire de trois anciens scouts qui auraient été abusés par cet ecclésiastique pendant leur enfance, et qui ont créé, une fois adultes, l’association de victimes La parole libérée, en 2015 à Lyon.

Incarnés à l’écran par Melvil Poupaud, Denis Ménochet et Swann Arlaud, ces hommes meurtris et fragilisés partent en croisade contre le diocèse et notamment Mgr Barbarin, accusé d’avoir passé cette histoire sous silence.

Avec intelligence et humilité, et sans une once de sensationnalisme, le cinéaste se défend de signer un film à charge contre l’Eglise catholique, mais dénonce l’omerta qui règne dans cette institution, alors que s’ouvre demain le premier sommet au Vatican pour lutter contre les agressions sexuelles de mineurs.

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