Fermeture des hauts fourneaux à Florange

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Le groupe sidérurgique ArcelorMittal a confirmé lundi la fermeture définitive des du site de Florange (Moselle), estimant qu'il pourrait être "possible d'éviter tout licenciement sec" parmi les 629 personnes concernées.

ArcelorMittal indique vouloir "concentrer ses efforts et ses investissements sur les activités aval" qui emploient plus de 2.000 personnes et "accepte la demande du gouvernement français" pour la recherche d'un repreneur pour les hauts fourneaux dans les 60 jours.

Le groupe a accepté d'inclure la cokerie dans le lot même si elle n'est "en aucun cas concernée par un projet d'arrêt".

"Jusqu'à présent, la société avait mis en place une stratégie de fermeture temporaire des hauts fourneaux de dans l'attente d'éventuels signaux de reprise économique", a souligné le groupe.

"Or, force est de constater qu'après quatre années de difficultés économiques, aucun retour prochain aux niveaux d'avant crise ne peut malheureusement être espéré", a-t-il ajouté, relevant que la demande européenne se situe "environ 25% en-deçà de ses niveaux de 2007".

"Présenter un tel projet est extrêmement difficile, mais il faut se résoudre à l'idée que la phase liquide de Florange ainsi que sa production de brames (plaques d'acier, ndlr) ne sont plus compétitives dans le contexte de fortes surcapacités européennes", a relevé ArcelorMittal.

Le groupe s'est dit "convaincu qu'il est possible d'éviter tout licenciement sec en recourant aux différents dispositifs existants", notamment les programmes de mobilité et d'accompagnement individuel en tenant compte de la pyramide des âges sur ses sites français, souhaitant mener "dialogue social exemplaire".

ArcelorMittal, qui rappelle avoir investi récemment 7,2 millions d'euros sur la ligne de galvanisation du site mosellan, "a la ferme intention de poursuivre les investissements nécessaires sur le site de Florange afin d'assurer la pérennité des activités aval en Lorraine".

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