Grièvement blessé, un policier attend toujours d'être indemnisé par l'État

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Jean-Jacques Saillour, 67 ans, est le père de Yann, un fonctionnaire grièvement blessé en service. Lui-même ancien policier, il raconte le combat de son fils contre la mort, la souffrance et l’État qui rechigne à l’indemniser comme un citoyen normal.

Le 5 octobre 2015, Yann Saillour, ancien fonctionnaire de la brigade anticriminalité de Paris est grièvement blessé lors d'un braquage. Un multirécivdiviste en fuite depuis une permission de sortie lui tire deux balles dans la tête.

Trois ans plus tard, le policier qui travaille maintenant dans la formation n’a toujours pas été indemnisé. Il est soumis à un droit de réserve, son père prend donc la parole à sa place.

La Commission d’indemnisation des victimes d’infractions a en fait rejeté la demande d'indemnisation de Yann Saillour, au motif qu'il bénéficie déjà, comme tout policier, d'une protection fonctionnelle. Problème : elle est moitié moins elevée que celle prévue pour n'importe quel autre citoyen.

L'avocat de Yann Saillour a fait appel de cette décision. Le père du policier a également reçu a un appel du ministre de l'Intérieur qui s'est dit scandalisé par cette situation.

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