Le cri d'alarme des médecins de l'hôpital public

Par Viviane Hervier -
Mis à jour le Publié le

Lors de la conférence de presse qui s'est tenue mardi 14 janvier à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière, les 1.200 médecins hospitaliers démissionnaires n'étaient pas tous présents, mais nombre de chefs de service ont pris la parole. Leur diagnostic est sans appel : l’hôpital public se meurt.

Le traitement de choc destiné à rétablir l'équilibre financier des établissements s'est avéré fatal. Pour les professionnels de santé, le risque d'une médecine à deux vitesses est bien réel. Cette démission collective, geste sans précédent dans l’hôpital public, est un cri d'alarme. Il faut investir dans la santé, disent les médecins. Ne pas le faire coûterait bien plus cher, préviennent-ils.

Pour l'ensemble de la profession, le plan d'urgence annoncé par la ministre de la santé Agnès Buzyn, est insuffisant.

Si aucune négociation n’est déclenchée par la ministre de la santé, les démissions individuelles seront envoyées le 31 janvier.

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