Les grandes nacres de Méditerranée à l'agonie

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La grande nacre de Méditerranée finira-t-elle au musée ?

Victime d'un parasite identifié en 2016 au large de l'Espagne dont l'expansion fulgurante est favorisée par le réchauffement climatique, ce coquillage, le plus grand au monde après le bénitier tropical, se meurt.

En surface, rien ne laisse deviner l'hécatombe. Mais en profondeur, c'est un champ de coquilles vides qui s'amoncellent là où auparavant les spécimens de ce bivalve en forme de moule géante se dressaient, à la verticale comme des menhirs miniatures, à demi-enfoncés dans le sable, dans les herbiers de posidonie.

Morte, la grande nacre (Pinna nobilis) prend une couleur brunâtre, perd sa chair et ses petits hôtes naturels : crevettes, petits crabes, gorgones orange. La première touchée est l'Espagne, où l'UICN considère depuis 2017 que la grande nacre est en danger critique d'extinction (CR) - le dernier stade de sa classification avant l'extinction à l'état sauvage (EW).

Un programme expérimental de sauvetage a été mis en place dans ce pays pour tenter de préserver quelques individus dans des aquariums, avec un taux de survie toutefois aléatoire.

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