Le breakdance à l’assaut des Jeux olympiques

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À sa création dans les années 1970, le breakdance est un moyen d’expression des ghettos afro-américains aux États-Unis et devient un phénomène artistique de la culture hip hop. Il se nomme aujourd’hui «breaking» et sera présent aux JO de Paris 2024.

«C’est vraiment devenu un sport, on est à cheval entre la culture et le sport, il y a un coté musical et danse mais aussi le côté purement athlétique où on a une besoin d’une préparation physique pour pouvoir participer aux compétitions», décrit Abdel Mustapha, conseiller breakdance à la fédération française de danse.

Cette danse est présente pour la première fois au FISE World Séries à Montpellier. Le 3e plus gros rassemblement sportif gratuit en France derrière le Tour de France et le Vendée Globe. Cette 23e édition accueille une quinzaine de disciplines avec notamment du BMX, du skate ou du parkour. Un événement qui réunit près de 2.000 athlètes pro et amateurs pour plus de 70 compétitions.

La France est le deuxième pays au monde où il y a le plus de danseurs de «breaking» grâce à la forte culture hip hop présente dans nos villes. Une culture qui pourrait s’effacer au profit du côté sportif. «Ça peut casser cette unité que l’on a trouvé entre danse et  hip hop, ça fait peur mais il faut que ce soit géré par les bonnes personnes», explique Thomas Kalifa danseur de «breaking».

L’équipe de France de «breaking» a maintenant cinq ans pour se former et s’entraîner pour les JO. Seize hommes et seize femmes représenteront la France à Paris 2024.

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