Extraction de minerais : les grands de la high-tech se responsabilisent

La RDC est connue pour recéler en ses terres l'une des plus importantes réserves de minerais au monde.[© GRIFF TAPPER / AFP]

Longtemps pointés du doigt quant à la provenance des minerais composants leurs produits, les géants de l'électronique ont fourni des efforts importants pour responsabiliser leur chaîne d'approvisionnement.

Jeudi 16 novembre, l'ONG Enough Project a rendu public un rapport classant les entreprises mettant en œuvre une extraction repsonsable de minerais en République démocratique du Congo, alors que de nombreux trafics gangrènent divers pays d'Afrique. Ainsi, Apple arrive en tête de ce classement, devant le groupe Alphabet Google, HP et Microsoft, ce dernier étant au coude à coude avec Intel.

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Toutes les entreprises du secteur high-tech sont connus pour l'usage d'étain, de tungstène, de tantalite et d'or, qui entrent dans la construction de leurs composants électroniques et de leurs appareils. Elles ont ainsi été notées par l'ONG, selon des critères précis : la gestion des minerais et leur commerce, avec l'aide d'un système de traçabilité, mais aussi les aides apportées auprès des communautés artisanales chargées de l'extraction des minerais ou encore la sensibilisation des consommateurs à ce type de commerce, ainsi qu'aux risques qui y sont liés.

La firme à la pomme s'est illustrée notamment en «respectant systématiquement des ressources substantielles et la mise en place de processus d'approvisionnement à partir de mines bénéficiant aux communautés congolaises», explique-t-elle dans un communiqué.

Un marché plus vertueux

Le rapport mené par Enough Project a examiné les pratiques menées par vingt des plus grandes entreprises et joailliers du monde et qui font commerce de minerais avec la République démocratique du Congo. La plupart ont ainsi mis en place des relations plus saines avec les miniers locaux et les orpailleurs, afin d'épauler leur travail. Depuis 2015, la question des «minerais du conflit» a particulièrement divisé l'Est du pays, dont les réserves détenus dans leur terre brune sont estimées à près de 22.000 milliards d'euros. Une manne qui a longtemps fait l'objet de trafic et de corruption par certaines milices privées et soldats.

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