Comment l’agriculture se met à l’ère connectée

81 % des agriculteurs utilisent Internet au moins une fois par jour dans le cadre de leur activité.[© P.RODRIGUEZ/GETTY/ISTOCKPHOTO pour SAP]

Drones, tracteurs autonomes, capteurs, épandage intelligent... Les champs d’aujourd’hui sont devenus le terreau fertile de l’agriculture de précision de demain.

Longtemps à la traîne par rapport aux exploitations américaines, la France se met à la page de la «ferme digitale», selon les termes de SAP. Le groupe, qui propose différentes solutions logicielles, était présent pour la première fois cette année au Salon international de l’agriculture, à Paris. Un secteur aujourd’hui en pleine mutation technologique, à l'heure où huit agriculteurs sur dix (81 %) utilisent Internet au moins une fois par jour pour leur activité agricole, selon le ministère de l’Agriculture.

Des drones, rois des champs

Ainsi, il n’est plus rare de voir un drone survoler une exploitation. Son rôle ? Cartographier au millimètre près la surface agricole. «Couplée aux relevés topographiques effectués par un drone, une intelligence artificielle permettra, par exemple, de distinguer les arbres ou les pieds de vigne porteurs d’une maladie», explique Nicolas Jouffre, responsable du pôle agriculture chez SAP France. De quoi cibler les traitements, avec 90 % d’épandage en moins, précise-t-on.

Plus loin, ces données combinées avec des capteurs au sol permettent de suivre l’état de la terre en temps réel. L'humidité y est notamment soigneusement relevée pour anticiper les épisodes de sécheresse, de gel, voire de trop fortes pluies. Des interfaces permettant alors de réagir pour protéger des récoltes.

«Trouver des maladies dans le passé d'un champ par exemple, pourrait permettre de prédire les risques que celle-ci fasse son retour dans le futur», prévient Nicolas Jouffre, dont la société accompagne les professionnels avec des solutions toujours plus pointues.

Un futur dessiné par les technologies prédictives

Les technologies prédictives sont d'ailleurs devenues «le graal» pour les agriculteurs, qui devaient auparavant se fier seulement aux saisons et à la météo pour s'organiser au mieux à l'égard de leurs récoltes ou de leur élevage. Des marqueurs chimiques peuvent, par exemple, signaler quand les fruits arrivent à maturité pour en planifier la cueillette, tandis que des systèmes permettent de surveiller le comportement d’un poulailler pour détecter toute anomalie.

Enfin, la plupart des tracteurs modernes sont autonomes, la présence d’un conducteur n’étant requise que pour des raisons légales de sécurité. Des solutions capables de répondre aux exigences de traçabilité et de circuits courts pour rapprocher le producteur du consommateur.

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