Flashback : une œuvre cyberpunk magistrale ressuscitée avec brio

C'est l'un des petits plaisirs coupables de l'été pour les possesseurs de Switch. Tout comme Another World, Flashback fait son grand retour sur la console de Nintendo.

Une œuvre hommage au genre cyberpunk qui s'offre un lifting pour l'occasion, mais ne perd en rien sa saveur d'antan. Microïds réédite donc ce titre mythique né dans les studios français de Delphine Software en 1992.

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On retrouve Conrad B. Hart, jeune scientifique largué sur Titan en 2142, alors que ce satellite de Saturne a été colonisé. Amnésique, il possède pour seul indice un hologramme de lui avec une destination à suivre. Blouson en cuir marron, t-shirt rouge, blue-jean et pistolet laser composent la panoplie indissociable de ce personnage qui aura marqué toute une génération de joueurs en son temps.

Flashback fut en effet l'un des portes-drapeau du savoir-faire tricolore en matière de jeux vidéo, à une époque où le Japon et les Etats-Unis inondaient 90 % ce marché en plein boom. Un an après un Another World d'Eric Chahi devenu culte, Flashback livrait une œuvre graphique éblouissante, avec une ambiance et une animation folles et stylées, le tout porté par des compositions musicales inspirées.

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Ce retour sur Switch est un bon moyen de replonger dans ce titre fort. On pense inévitablement à Prince of Persia (1989) autre monument fondateur du jeu vidéo, avec des animation créée à partir de la rotoscopie, technique qui consiste à calquer les mouvements du réel sur un personnage virtuel. Et si à l'époque, le point noir du jeu était sa jouabilité parfois hasardeuse -en raison d'un temps de latence entre le moment où l'on appuie sur la manette et ce que Conrad faisait à l'écran-, Microïds gratifie les joueurs d'un remaster qui revoie la copie originale.

Ainsi, ce Flashback version 2018 peut être apprécié de deux façons : un mode original permet d'apprécier le jeu comme un simple portage, tandis qu'un mode «moderne» est accessible à tout moment. Ici, les graphismes ont droit à des filtres lissants les pixels et les musiques et bruitages ont été remastérisés pour l'occasion. Surtout, ce mode Switch s'adapte à son époque avec la possibilité d'utiliser le «rewind», afin de revenir quelques secondes en arrière pour éviter la mort. Car Flashback est dur, très dur. Une difficulté qui pourrait rendre mal à l'aise les nouveaux gamers habitués aux sauvegardes automatiques. De quoi gommer donc, les passages irritants.

Au final, cette résurrection de Flashback est un excellent choix pour les rétrogamers nostalgiques, mais aussi pour les jeunes joueurs curieux. En respectant à la lettre l'esprit du jeu original de 1992, Microïds y a attaché ce qui lui manquait à l'époque pour en faire une édition ultime, agréable à jouer, moins frustrante, mais toujours aussi impressionnante grâce à un scénario et une mise en scène ambitieuse. Une vrai bonne pioche. A noter, une édition physique collector du jeu est proposée. Avec un étui en métal en forme de cartouche Super NES (version US de la Super Nintendo), d'un code de téléchargement pour les musiques, ainsi qu'un livret. Le tout dans un emballage en carton à l'ancienne.

Flashback, Microïds, sur Nintendo Switch.

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