Google annonce avoir bloqué des comptes d'une «opération d'influence» liée à l'Iran

Google a annoncé avoir bloqué 39 chaînes YouTube qui cumulaient près de 13.500 visionnages aux Etats-Unis[Lionel BONAVENTURE / AFP]

Le groupe Google a annoncé ce jeudi avoir bloqué des chaînes sur YouTube, sa filiale, ainsi que plusieurs comptes liés à une campagne de désinformation liée à l'Iran, dans le sillage de mesures similaires prises par les réseaux sociaux Facebook et Twitter.

«Nous avons identifié et fermé un certain nombre de comptes liés à l'organisation IRIB (Radio-Télévision de la République islamique d'Iran, NDLR) qui dissimulaient leurs liens dans cet effort» qui remonte au moins à janvier 2017, a expliqué le vice-président de Google, Kent Walker, dans un communiqué.

«Les acteurs engagés dans ce type d'opération d'influence sont en infraction avec nos politiques et nous avons rapidement retiré de tels contenus de nos services et fermé les comptes de ces acteurs», a-t-il ajouté.

Google, qui s'est associé avec la société de cybersécurité FireEye pour gérer ce dossier, a annoncé avoir bloqué 39 chaînes YouTube qui cumulaient près de 13.500 visionnages aux Etats-Unis et avoir désactivé six comptes sur le service de blog Blogger et treize sur son réseau social Google+.

«En sus des renseignements reçus par FireEye, nos équipes ont enquêté d'une manière plus large sur des acteurs liés à l'Iran ayant pris part à cet effort» de désinformation, annonce Google.

Le groupe a également annoncé avoir bloqué des attaques de «phishing» menées sur les directives d'un Etat, au cours desquelles des messages trompeurs étaient envoyés à des utilisateurs de son service gratuit de messagerie afin qu'ils divulguent des informations comme leurs mots de passe.

«Ces derniers mois, nous avons détecté et bloqué des tentatives d'acteurs liés à un Etat dans plusieurs pays pour cibler des campagnes politiques, des journalistes, des militants et des universitaires dans le monde entier», a souligné Google. Le groupe affirme également avoir renforcé ses protections au cours de l'année écoulée contre des «acteurs liés» à l'«Internet Research Agency» (IRA), soupçonné d'être un bras numérique du Kremlin.

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