Etude : Sept Français sur dix jouent aux jeux vidéo

Le panier moyen sera de 61 euros par personne dans les jeux vidéo à Noël. [© P.Barrena / AFP]

Le jeu vidéo est devenu un loisir comme un autre en France. A égalité, 68 % des hommes et 68 % des femmes déclarent y jouer, selon une étude Ifop pour le site Mon-set-up-gaming.fr, publiée ce jeudi 25 octobre.

A la veille de l'ouverture de la Paris Games Week, la grand-messe annuelle du jeu vidéo en France, l'institut s'est livré à une large étude des Français autour de ce média, qui s'est installé dans les foyers au même titre que la lecture ou la télévision. «Il ne s'agit plus d'un marqueur de distinction réservé à la jeune génération, puisque l'on note que la moitié des 65 ans et plus joue, même s'il s'agit de certains types de jeux, notamment des party games sur Wii ou des exercices cérébraux sur 3DS», souligne Jean-Philippe Dubrulle, Chef de groupe Département Opinion et Stratégies d’Entreprise à l'Ifop.

Parallèlement, ce sondage (adressé à un panel de 2.022 Français âgés de plus de 18 ans) souligne des disparités sociales dans la pratique de ce loisir culturel. Plus une personne exerce une profession diplômée ou à responsabilité, moins elle se déclare joueuse.

Ainsi, 68 % des CSP+ lancent volontier une petite partie, mais ce chiffre monte à 80 % chez les ouvriers. «Ces données sont à mettre en corrélation avec les horaires de travail. Plus ils sont extensibles et compliqués, moins le temps accordé au jeu vidéo est important. En parallèle, il faut aussi considérer que les «élites» du pays sont souvent plus âgées et jouent donc moins», analyse Jean-Philippe Dubrulle. Un constat qui suit aussi les diplômes : 70 % des titulaires d'un baccalauréat s'y adonnent et 56 % pour les titulaires d'un diplôme supérieur à bac +2.

Le sud de la France moins joueur que l'ouest

Autre enseignement amusant de cette étude pour Mon-set-up-gaming.fr, les Nantais sont notamment plus joueurs que les Marseillais. l'Ifop a ainsi dressé la carte des régions les plus joueuses (voir infographie ci-dessous). Les Pays de la Loire et la Nouvelle Aquitaine comptent 77 % de «joueurs» tandis que l'Occitanie et la Provence Alpes Côte-d'Azur en «recensent» 59 %. Un effet du beau temps méditerranéen qui inciterait à sortir davantage et à s'éloigner des consoles ?

francais_et_le_jeu_video.jpg

Source : Ifop/Mon-set-up-gaming.fr

Parallèlement, ce vaste sondage dresse un tableau moins disparate lorsque est abordé la question du temps passé devant l'écran. Ainsi, les parties moyennes durent environ 27 minutes en France. Seulement 4 % des joueurs avouent y passer plus d'une heure par session. Une donnée qui se vérifie aussi bien chez les hommes (28 minutes) que chez les femmes (27 minutes). Seuls les 18-24 ans (ce sondage ne prend pas en compte les joueurs mineurs) jouent plus longtemps, 33 min. Et, contre toute attente, les plus de 65 ans avouent y passer 26 minutes.

Un loisir pas vraiment solitaire

Autre idée reçue mise à mal par ce document : le jeu vidéo comme loisir solitaire. Il n'en est rien en France, puisque 62 % des sondés confient y jouer avec une autre personne. Parmi ces joueurs partageurs, 60 % y jouent avec leurs enfants et 47 % avec leur conjoint, tandis que 38 % préfère s'amuser aussi entre amis. Dans le détail des foyers, un tiers des parents laisse leurs enfants prendre la manette sans aucune contrainte, à l'inverse 54 % disent en limiter le temps de jeu, voire contrôler le type de jeu auquel ils jouent.

Un panier moyen à 61 euros pour Noël

Enfin, les jeux vidéo figurent en bonne place parmi les produits culturels qu'ils comptent placer sous le sapin. Si 67 % prévoient d'acheter au moins un livre et 42 % de la musique, 29 % envisagent d'acheter au moins un jeu, soit presqu'autant que l'intention d'achat d'un film (DVD, VOD...) avec 28 %. Toutefois, le jeu vidéo reste un poste de dépense plus important. Le panier moyen pour ce bien est de 61 euros par personne, contre 46 euros pour la musique et 34 euros pour les livres et 34 euros également pour les films. «La moyenne de 61 euros n'est pas étonnante puisque c'est le prix moyen d'un jeu classique», note Jean-Philippe Dubrulle.

À suivre aussi

Ailleurs sur le web

Derniers articles