Les 26 meilleurs jeux vidéo pour Noël

Notre sélection des meilleurs jeux de l'année. [© DR]

L'année 2018 a été particulièrement riche sur le marché des jeux vidéo. Pour aider les gamers indécis à faire leur choix à l'approche de Noël, voici notre classement des meilleurs titres.

Red dead redemption 2

De La horde sauvage (1969) à Il était une fois dans l’Ouest (1968), le développement du train a sonné le glas d’une Amérique sauvage, terre des hors-la-loi. Un postulat qui a inspiré Rockstar Games dans Red Dead Redemption 2. Un western crépusculaire que le studio derrière GTA V (plus de 100 millions d’exemplaires vendus) met en scène avec talent, maîtrise et réflexion. Il ne s’agit pourtant pas ici d’une suite, mais d’un prequel à Red Dead Redemption, chef-d’œuvre sorti en 2010. L’action nous transpose en 1899, lorsque les Etats-Unis s’apprêtent à basculer dans une ère industrielle et un siècle qui marquera son expansion. Pourtant, certains rechignent encore à faire le pas vers la modernité, à l’instar du gang de Dutch van der Linde qui refuse de laisser l’Amérique perdre sa liberté et de voir les dollars passer aux mains des financiers en col blanc. En suivant cette philosophie, l’homme s’est constitué une bande de durs à cuire, qui multiplient les coups pendables dans sa cavale effrénée. Une chevauchée fantastique que l’on vit à travers les yeux d’Arthur Morgan. Toutefois, cet as de la gâchette remettra en cause cette vie de hors-la-loi.

Il reste difficile de résumer un jeu dont l'aventure principale s'étale sur environ soixante-cinq heures à elle seule. Et la générosité du monde ouvert de RDR 2 s’impose comme un voyage sans retour aux cow-boys qui s’y aventureront, tant son histoire s'annonce marquante. Rockstar Games écrit ici non seulement un nouveau chef d'œuvre, qui raconte l'Histoire des Etats-Unis, mais aussi les standards des jeux des années 2020, tant sur le plan visuel que de la richesse qu’ils devront proposer aux joueurs de demain. Red Dead Redemption 2 n'est pas seulement le jeu de l'année, il est déjà le jeu de la prochaine décennie.

Red Dead Redemtpion 2, Rockstar Games, sur Xbox One et PS4.

God of War

Devenu un dieu parmi l’Olympe à la force de ses poings, Kratos est surtout entré au panthéon du jeu vidéo, au gré de trois épisodes phares sur PS2 et PS3. Pour son arrivée sur PS4, God of War le propulse loin de la Grèce antique, au cœur du royaume d’Odin et directement en première place de ce top. Sa nouvelle odyssée commence tristement par un deuil, puisque la mort de sa femme le conduit à tenir une promesse : celle de jeter ses cendres au sommet de la plus haute montagne de ce monde. Surtout, Kratos ne sera pas seul. Devenu père, il sera accompagné de son fils Atreus, auquel il devra apprendre à survivre. D’un esthétisme qui confine au merveilleux, God of War oscille en permanence entre le cauchemar et le rêve, dans un monde que seuls les dieux semblent pouvoir appréhender. Santa Monica Studios réussit le tour de force d’étirer, sur une trentaine d’heures, une aventure à la fois grandiloquente et touchante, enrobée par des combats titanesques.

God of War, Sony, sur PS4.

Dragon Ball FighterZ

Rares sont les jeux vidéo à susciter un engouement quasi mondial. Depuis son annonce en juin dernier, Dragon Ball FighterZ est entré avec force dans le cœur des fans de la célèbre saga, qui caressaient l’espoir de s’essayer, un jour, à un jeu de baston qui transcende l’œuvre d’Akira Toriyama. Disponible aujourd’hui sur consoles et PC, le titre ne les décevra pas, tant il transpose à l’écran toute la fureur et l’énergie des combats menés par Son Goku et sa clique. Sur un total de 24 combattants, il faudra en sélectionner trois pour former une équipe et se livrer à des joutes endiablées, avec la possibilité de changer de guerrier à tout moment. Si l’on regrette un mode histoire anecdotique et un gameplay relativement identique pour chaque protagoniste, Dragon Ball FighterZ est d’une beauté visuelle époustouflante et un jeu indispensable pour tout fan du manga.

Dragon Ball FighterZ, Bandai Namco, sur PS4, Xbox One et PC.

Forza Horizon 4

Lorsqu’il écrivit ses concertos pour violon Les Quatre Saisons, Antonio Vivaldi (1678-1741) célébrait la vie. Une philosophie qui a inspiré les développeurs de Forza Horizon 4. Autour du printemps, de l’été, de l’automne et de l’hiver, ils déclinent ce nouvel opus de la franchise sur Xbox One  et PC. Un titre qui se propose de faire chanter de concert les moteurs des plus belles voitures de l’histoire sur les routes du Royaume-Uni. Quelque 450 bolides (des buggy aux supercars en passant par les tout-terrain) sont à prendre en main à travers le territoire qui a vu grandir Shakespeare et les Rolling Stones. Et c’est d’ailleurs côté campagne que les virées musclées se déroulent, des chemins boueux du parc national du Lake District anglais jusqu’aux routes chaotiques d’Edimbourg en Ecosse. Le tout modélisé à travers un monde ouvert gigantesque et d’une rare beauté.

Après avoir exploré l’Australie dans Forza Horizon 3, le studio britannique Playground Games déclare ici son amour pour son pays, en dépeignant chaque parcelle au fil des saisons. Le moteur du jeu redessinant la carte et les défis en fonction du temps. Il est ainsi possible de s’aventurer sur des lacs gelés en hiver, tandis que la pluie sera plus fréquente en automne. Ainsi, les milliers de courses proposées évoluent ainsi selon les caprices de la météo propres à relancer en permanence l’intérêt des pilotes de salon, qui ne s’ennuient jamais. Et si l'on pourrait lui reprocher des paysages moins diversifié que ceux exploités en Australie avec Horizon 3, ce FH4 n’a d’autre ambition que de procurer du plaisir et il le fait formidablement bien. Loin de sa saga sœur Forza Motorsport réservée aux fanas de mécanique les plus exigeants, ce 4e volet mise à nouveau sur un gameplay accessible et nerveux, tout en offrant une subtilité bienvenue sur le pilotage. Chaque type de surface (de la boue à la neige en passant par l'asphalte ou le sable) exige ainsi un doigté différent.

Et le choix offert parmi les 450 véhicules disponibles promet de contenter les yeux et les oreilles grâce à une modélisation fidèle et des sons de moteurs impressionnants, grâce à son garage très fourni composé des plus belles créations de l'histoire automobile. Cent constructeurs sont ici présents, dont McLaren, Aston Martin (avec un DLC spécial 007), Ferrari, BMW, Porsche, Audi... Ajoutons à cela, un mode multijoueur offrant plus de fun entre amis et le kilométrage virtuel parcouru dans ce jeu au contenu gargantuesque peut allégrement dépasser les dizaines de milliers de miles. Une générosité qui force le respect. God save Forza.

Forza Horizon 4, Microsoft, sur Xbox One et PC.

Assassin's Creed Odyssey

Après avoir voyagé depuis l’Egypte des pharaons jusqu’au Royaume-Uni de l’ère victorienne, en passant par la France en proie à la Révolution, la saga Assassin’s Creed pose ses valises en Grèce ­antique. Le nouvel opus de la série, sous-titré Odyssey, nous projette aujourd’hui dans une aventure homérique, digne des tragédies qui animaient la culture d’alors. Il faudra tisser les fils du destin d’Alexios ou de Kassandra, en pleine guerre du ­Péloponnèse (431 av. J.-C.), qui déchire Athènes et Sparte. Ces héritiers de Leonidas, le célèbre commandant spartiate, ont ici un rôle clé à jouer dans ce conflit, et leurs capacités surhumaines ne seront pas de trop pour survivre.

D’une beauté visuelle impressionnante, cet Assassin’s Creed nous transporte ­depuis l’Acropole d’Athènes jusqu’aux mirifiques îles des Cyclades. Comme pour l’épisode égyptien Origins, sorti l’an passé, un effort particulier a été mené pour reconstituer la manière de vivre sous l’Antiquité. Et il n’est pas rare d’y croiser quelques figures qui ont contribué au rayonnement de la Grèce à travers les siècles, dont Socrate, Périclès ou Hippocrate. Surtout, cette œuvre invite à l’exploration avec la possibilité de s’adonner à une multitude de missions et de voyager avec son propre navire sur la mer Egée, le tout rehaussé de combats pêchus. Odyssey profite également d’un scénario à choix multiples, une première pour la saga, qui implique que toute ­décision a des conséquences sur le destin du héros. Autant d’éléments qui hissent ce nouveau titre au rang de meilleur épisode de la franchise. Et l’on s’incline ­volontiers en signe de respect devant le ­travail de titan mené par les 400 emplo­yés d’Ubisoft Québec, qui méritent de s'asseoir au sommet de l’Olympe.

Assassin’s Creed Odyssey, Ubisoft, sur PS4, Xbox One et PC.

Kingdom Come Delivrance

Si jouer aux chevaliers continue d’amuser des générations d’enfants, les développeurs de Warhorse ont tenté d’imaginer ce qu’était réellement le quotidien de ces guerriers en armure. Sept années ont été nécessaires à ce studio pour réaliser Kingdom Come Deliverance, qui vient de sortir sur consoles et PC. Un titre, très réussi, qui se veut une véritable simulation de vie au Moyen Age. Nous sommes en 1403, dans le royaume de Bohême (aujourd’hui principale région de la République tchèque). Un territoire déchiré par la guerre civile. Dans la peau d’un fils de forgeron, nommé Henry, le joueur assiste impuissant à la mise à sac de son village et à la mort de ses parents. Dès lors, il n’aura de cesse de vouloir venger les siens. Basé sur des faits réels, Kingdom Come inscrit son récit dans un monde ouvert crédible et impressionnant.

Kingdom Come Deliverance, Deep Silver, Warhorse Studios, sur PC, PS4 et Xbox One.

Ghost of a Tale

Projet ambitieux et œuvre menée de main de maître par une petite équipe, Ghost of a Tale est la preuve que le talent paye. Après cinq années de travail, ce jeu d’aventure et d’infiltration arrive cette semaine dans une version définitive sur PC, d’une beauté visuelle époustouflante. On ne peut qu’être admiratif du travail réalisé par Lionel Gallat, ancien du studio Dreamworks, qui a su transposer, du cinéma vers le jeu vidéo, tout l’art du mouvement et du merveilleux. Ghost of a Tale s’intéresse aux mésaventures d’une petite souris, Tilo, envoyée en prison et sé- parée de sa compagne, pour avoir fait preuve de rébellion. Sa quête l’amènera à orchestrer sa grande évasion avant de s’atteler à retrouver sa belle. SeithCG livre ici un travail d’orfèvre pour offrir l’un des plus beaux contes actuels sur PC – et bientôt sur consoles –, porté par une direction artistique inspirée.

Ghost of a Tale, SeithCG, sur PC (prévu sur Xbox One et PS4).

Monster Boy et le Royaume Maudit

C’est sans doute l’un des jeux vidéo les plus précieux à ajouter à sa ludothèque cette année. Monster Boy et le Royaume Maudit vient de sortir sur consoles et démontre combien les jeux de plates-formes en 2D n’ont pas encore révélé tout leur potentiel. Forgé avec passion par le petit studio parisien Game Atelier, ce nouveau jeu indé ressuscite la saga Wonder Boy, créée en 1986 au Japon, en lui offrant une vraie suite. Cinq années de travail ont été nécessaires pour voir naître ce projet, où la nostalgie est portée par des innovations bienvenues, le tout autour de décors et de personnages hauts en couleur, entièrement dessinés à la main.

Ce Monster Boy invite à suivre l’aventure de Jin, un jeune homme téméraire, qui subira les foudres d’un sorcier devenu fou. En tentant de le stopper, Jin se retrouve maudit et subira de multiples transformations. Tour à tour cochon, grenouille, dragon, serpent ou encore lion, le jeune héros devra faire de ce sortilège une force, qui lui permettra de résoudre diverses énigmes ou d’acqurérir de nouveaux pouvoirs pour triompher. Sur un scénario simple mais truffé d’humour, Monster Boy tisse un monde foisonnant. L’émerveillement est constant et le titre tutoie les grands jeux de plates-formes des années 1990. Rares sont les jeux à profiter d’autant de passion, maîtrisée par des as de la 2D. Monster Boy et le Royaume Maudit respire l’amour du jeu vidéo. Sans autre prétention que celle de divertir, le titre de Game Atelier le fait à la perfection.

Monster Boy et le Royaume Maudit, FDG Entertainment, sur PS4, Xbox One et Switch.

Hitman 2

D’une boule de billard à un puissant sédatif, en passant par une clé à molette ou un chandelier, un tueur professionnel expliquera que tout objet peut être mortel, dès lors qu’il est utilisé avec discernement. Un conseil que la saga Hitman applique avec rigueur ­depuis sa création en l’an 2000. Après un reboot très réussi en 2016, Hitman 2 arrive cette semaine sur consoles et PC. On y retrouve, le sourire aux lèvres, l’agent 47. Grand chauve laconique au visage impassible, l’homme est ­surtout connu comme l’un des meilleurs assassins de la planète. Et, depuis les Etats-Unis jusqu’en Inde, après un détour par la Nouvelle-Zélande, la Colombie et la fictive île de Sgail, il aura à cœur de ­démontrer son sens du crime parfait, lorsqu’il s’agit de faire disparaître discrètement ses cibles.

Simulation d’infiltration par excellence, Hitman 2 offre un vaste terrain de jeu pour qui voudrait faire preuve d’imagination et se glisser dans la peau d’un vrai tueur à gages. Qu’il soit envoyé dans un petit quartier bourgeois sans histoire ou dans le tumulte d’un Grand Prix automobile, 47 sait improviser. Et justement, c’est cette part de liberté qui fait mouche. Le joueur ne se sent jamais gêné pour se montrer inventif, tout en profitant d’un vaste espace pour s’exprimer sur les six gigantesques niveaux proposés. Doté d’un excellent niveau de rejouabilité pour tester différents scénarios, Hitman 2 s’affiche comme l’un des meilleurs jeux du moment.

Hitman 2, Warner Bros. Interactive Entertainment, sur PS4, Xbox One et PC.

Pokémon Let's Go Pikachu et Let's Go Evoli

Comment renouveler une formule à succès vieille de vingt ans, tout en s’assurant de ne pas décevoir les fans de la première heure ? Cruel dilemme qui s’est posé au studio Game Freak, créateur de la saga Pokémon, afin de rebondir sur le phénomène Pokémon Go et ses 800 millions de téléchargements. La ­réponse se trouve dans Pokémon Let’s Go Pikachu ! et Let’s Go Evoli !, deux ­versions d’un même jeu qui entend ­réunir les générations sur Switch. On y retrouve les petits monstres dans une aventure au gameplay simplifié par ­rapport aux précédents opus.

L’histoire entend faire le lien entre les vieux joueurs, devenus ­parents, et leurs ­enfants, tout en convertissant les nouveaux adeptes de la franchise séduits par Pokémon Go. Un numéro d’équilibriste que Junichi Masuda, réalisateur du jeu et directeur général de Game Freak, a réussi à relever autour d’un ­gameplay proche de celui développé sur les smartphones. Et pour titiller la fibre nostalgique des ­anciens, l’aventure ­reprend la trame de Pokémon Jaune, paru en 1999 sur Game Boy. Surtout, Pokémon Let’s Go permet d’attraper les créatures à deux, pour amuser les plus jeunes, mais aussi y jouer en famille. «Beaucoup de gens vont y jouer dans leur salon et nous avons pensé à ce ­gameplay coopératif qui sera utilisé pour la première fois dans la saga», ­explique Junichi Masuda. Particulièrement réussi dans son concept fédérateur, ce nouveau Pokémon pourra, certes, désintéresser les fans de la première heure à la recherche de combats stratégiques. Toutefois, Pokémon Let’s Go remplit parfaitement son but fédérateur et reste un titre savoureux qui se déguste avec plaisir, ne serait-ce que pour voir une nouvelle génération s’y attacher. A noter, ces jeux sont compatibles avec une manette optionnelle, la Pokéball Plus, pour compléter la panoplie du parfait dresseur.

Pokémon Let’s Go Pikachu ! et Let’s Go Evoli !, Nintendo, sur Switch.

Ni no Kuni II

Un jeune prince déchu de son trône, un royaume divisé, une paix à restaurer. C’est sur une base classique, comme tous les grands contes, que commence Ni no Kuni II, nouveau jeu d’aventure majestueux publié demain. Le charme opère dès les premières minutes du récit de la quête du roi Evan et ses amis. On retrouve ici tout l’attrait graphique inspiré des productions Ghibli, puisque des animateurs du célèbre studio ont officié sur cette œuvre, bercée par l’orchestration magistrale du compositeur émérite Joe Hisaishi. A bien des égards, Ni no Kuni II possède de grandes qualités. Il réussit surtout à nous projeter dans un univers féerique qui laissera une trace dans le cœur des jeunes joueurs, comme l’avait fait Secret of Mana (1993) en son temps. Ni no Kuni II porte en lui l’espoir de séduire une nouvelle génération qui, à son tour, portera un regard admiratif sur les jeux de rôle japonais.

Ni no Kuni II, Bandai Namco, sur PS4 et PC.

MOSS

«Notre intention était de créer une véritable relation entre un être humain et une souris, entre un joueur et l’héroïne de notre jeu, Quill». C’est par ces mots que Chris Alderson, directeur artistique du studio Polyarc, définissait il y a quelques mois Moss, son nouveau jeu vidéo, désormais disponible sur PS4 et PC. Un pari audacieux que seule la réalité virtuelle pouvait relever, afin d’effacer toute notion de distance entre le joueur et l’écran, et le faire pénétrer de la manière la plus immersive possible dans le petit monde de Moss.

Il faudra donc enfiler un casque PlayStation VR, HTC Vive ou Oculus Rift, pour faire connaissance avec Quill. Partie se promener dans la forêt, cette souris intré- pide va découvrir un cristal aux pouvoirs étranges, qui va bouleverser sa vie. D’une forêt peuplée de créatures magiques à des châteaux légendaires et aux donjons labyrinthiques, en passant par des marais inquiétants, il faudra aider cette petite boule de poils à résoudre des énigmes et à se battre, épée en main, pour restaurer la paix. Rares sont les jeux où le charme opère dès les premières secondes, et Moss en fait partie. Polyarc y développe un conte de Fantasy miniature, ainsi qu’une héroïne attachante, porté par une poésie visuelle impressionnante, que la réalité virtuelle permet d’admirer sous tous les angles. Le PSVR s’offre d’ailleurs l’une de ses meilleures expériences. Hommage à L’histoire sans fin, The Dark Crystal ou Brisby et le secret de Nimh, Moss s’apprécie comme un conte pour enfant, où la mélancolie ambiante n’est jamais triste et laisse place au merveilleux.

Moss, Polyarc, sur PlayStation VR, Oculus Rift et HTC Vive.

Shadow of the Tomb Raider

D’Allan Quatermain à Indiana Jones, les aventuriers en quête de trésors légendaires ont toujours fasciné le grand public. Et c’est dans leurs pas que Lara Croft est entrée dans la culture populaire, dès 1996. La belle héritière britannique opère un retour remarqué sur consoles et PC, avec Shadow of the Tomb Raider. Un épisode qui vient surtout clore une trilogie pensée comme un reboot de la série, après Tomb Raider (2013) et Rise of the Tomb Raider (2015). Le studio Eidos Montréal met ici Lara sur la piste des Incas, dans une aventure âpre, à la fois pour sa survie mais aussi pour percer tous les mystères de cette civilisation fascinante.

 



Shadow of the Tomb Raider accueille les joueurs en pleine Amazonie, dans une jungle aussi dense que dangereuse. Un milieu hostile dont la modélisation a été particulièrement soignée. Offrant à l’écran une végétation luxuriante, fourmillant d’animaux et de pièges mortels. Et c’est dans cette ambiance moite et inquiétante que Lara Croft se démènera face à une armée de mercenaires, bien décidée à mettre la main sur les trésors légendaires des Incas. Un peuple qui, selon la légende, aurait percé les noirs secrets conduisant l’humanité à l’apocalypse. Sur un scénario relativement classique mais plaisant dans son déroulement, les développeurs ont également apporté quelques moments de respiration bienvenus, avec notamment des révélations sur l’enfance tragique de Lara Croft. Aux scènes d’action et de crapahutage au milieu de tombeaux ancestraux, devenues la marque de fabrique de la série, viennent s’ajouter de multiples rencontres au cœur de villages inattendus. Bien que l’on puisse lui reprocher d’offrir peu d’innovations par rap­port aux précédents volets, cette conclusion, portée par une réalisation explosive et réussie, affirme la place de cette héroïne comme une icône impérissable. Une amazone enfin libre.

Shadow of the Tomb Raider, Square Enix, sur Xbox One, PS4 et PC.

Dragon Quest XI : Les Combattants de la Destinée

Devenue un classique des jeux vidéo, la saga Dragon Quest décline son onzième épisode canonique. Sous-titrée Les combattants de la destinée, cette odyssée invite à plonger dans le monde d’Elréa. Une terre de légendes qui attend son élu, incarné par le héros sans nom du jeu. Armé de son courage, il quittera son village pour rencontrer d’autres compagnons d’armes et endosser son rôle de sauveur. Sur un scénario  simple en apparence, DQ XI profite d’une réalisation ambitieuse et soignée. Alors que la saga s’était tournée vers les consoles portables Nintendo DS et 3DS ces dernières années, ce retour sur des machines plus puissantes (PS4 et PC) a permis d’offrir un monde chatoyant, aux graphismes flatteurs.

Pensé comme un jeu en monde ouvert, ce Dragon Quest reste toutefois très guidé. Un parti pris qui n’est pas anodin, puisque l’idée est ici d’imposer un rythme au joueur, dans cette quête qui peut allègrement dépasser les 80 heures, manette en main. Bien que, sans grande surprise, l’odyssée proposée se révèle passionnante, portée principalement par ses protagonistes ­attachants. Voilà maintenant trente-deux ans que Yuji Horii supervise cette série, tandis qu’Akira Toriyama (père de Dragon Ball) en imagine les personnages, et Koichi ­Sugiyama en compose les musiques. Un trio gagnant qui maîtrise à merveille l’art de créer un univers respirant l’aventure. Si les habitués y verront une épopée s’appuyant sur les classiques de la saga, reste qu’il s’en dégage un charme indéniable.

Dragon Quest XI, Square Enix, disponible sur PS4 et PC.

PES 2019

La montée en puissance se précise pour PES, dont l’édition 2019 est disponible. Une nouvelle saison pour la franchise, qui s’appuie sur la réussite de l’opus 2018. Il faut souligner, d’entrée de jeu, que le gameplay marque une nouvelle fois les esprits. Et que dire des animations ? Si la modélisation des joueurs et des stades est toujours aussi impressionnante, les «à-côtés» ont été particulièrement travaillés. Que ce soit le gardien qui s’en prend à sa défense, les attaquants qui crient au scandale sur un hors-jeu ou encore les duels aériens très réalistes, tous apportent un véritable plus. Quelques points restent toutefois à déplorer comme les commentaires parfois en décalage, ainsi que la perte de licences (Ligue des champions et Ligue Europa au profit du concurrent Fifa). Mais, globalement, PES 2019 devraient ravir les habitués de Konami et attirer de nouveaux joueurs.

PES 2019, Konami, sur PS4, Xbox One et PC.

FIFA 19

La page 2018 est tournée. Après une édition décevante qui avait fait couler beaucoup d’encre, la simulation d’EA Sports est de retour avec quelques nouveautés qui devraient ravir les inconditionnels. Et le premier fait marquant de Fifa 19, disponible à partir d’aujourd’hui, est la présence de la Ligue des champions ainsi que de la Ligue Europa. Propriété de Konami pour PES depuis quelques années, la licence des Coupes d’Europe est en effet tombée dans l’escarcelle d’Electronic Arts. Alex Hunter, la star du mode carrière – qui a été quelque peu retravaillé –, pourra ainsi tenter de la remporter pour confirmer tous les espoirs placés en lui. Concernant la forme, le jeu ne déçoit pas. L’habillage, la mise en scène et l’ambiance sont toujours au rendez-vous. Si le gameplay n’a pas forcément plus évolué que l’an dernier, ce nouvel opus de Fifa ne déplaira pas aux fans de la saga.

Fifa 19, Electronic Arts, sur PS4, Xbox One, Switch et PC.

Spider-Man

Manhattan, ses gratte-ciel, ses taxis jaunes, ses hot-dogs et son super-héros emblématique : Spider-Man. Au sommet de sa popularité grâce aux films qui lui sont dédiés, le Tisseur s’offre un retour remarqué sur console. La PS4 accueille une aventure inédite de Spidey avec la Grosse Pomme pour terrain de jeu. Peter Parker, reporter pour le Daily Bugle, enfile son costume rouge et bleu pour en découdre avec les pires criminels de la ville. Face à ces derniers qui terrorisent les New-Yorkais, Spider-Man devra démêler leurs sombres plans, pour restaurer un semblant de paix. Sur un scénario simple mais plaisant, ce blockbuster vidéoludique de la rentrée profite surtout d’une direction artistique inspirée et d’un monde ouvert procurant un sentiment de liberté rare sur consoles. De quoi laisser libre cours à ses super-pouvoirs et rendre hommage de belle manière à ce héros toujours prompt à sauver ses concitoyens.

Spider-Man, Sony, sur PS4.

Detroit : Become Human

Du cycle des «Robots» d’Isaac Asimov (1950) au Terminator de James Cameron (1984), l’émancipation des machines inspire les récits d’anticipation. Thème que développe le studio français Quantic Dream dans Detroit :  Become Human, sa nouvelle expérience narrative à découvrir sur PS4. Un titre qui s’éloigne du média jeu vidéo au sens traditionnel, pour livrer une aventure proche du cinéma. Au cœur de la ville de Detroit en 2038, les androïdes sont partout, participant à la fois à une révolution sociale sans précédent, mais aussi au déclin d’une Amérique minée par l’explosion du chômage et les conséquences du réchauf­fement climatique, tandis que la Troisième Guerre mondiale guette. Dans ce contexte tendu, certains androïdes se rebellent. A l’instar de Kara, contrainte d’assassiner son maître violent, alors que ce dernier tentait de tuer sa fille ; ou de Markus, héraut de la révolution cybernétique qui s’annonce. Parallèlement, Connor, un robot enquêteur de la police de Detroit, tentera de comprendre ce qui pousse ses semblables à s’affranchir de leur servitude. Construit sur la base d’un scénario à choix multiple Detroit : Become Human, n’est pas un jeu d’action, mais plus un thriller digne d’une série TV. Servi par des graphismes sublimes et une ambiance inspirée, le nouveau titre de Quantic Dream man­que souvent de rythme pour soutenir l’attention des spectateurs-acteurs. Reste une œuvre audacieuse qui invite à explorer toutes ses ramifications.

Detroit : Become Human, Sony, disponible sur PS4.

Destiny 2 : Renégats

La galaxie «Destiny» poursuit son extension intersidérale. Activision vient d’éditer Renégats, une nouvelle aventure inédite pour le 2e opus ce jeu de tir multijoueur en ligne. Disponible sur consoles et PC, cet épisode apporte un scénario plus sombre à la saga principale en commençant de manière tragique par la mort de l’un de ses héros : Cayde-6. Un personnage particulièrement apprécié par les fans. Surtout, cet assassinat servira de base à une quête de vengeance, visant son auteur, le terrible Uldren Sov. Destiny 2 : Renégats relance intelligemment l’épopée spatiale de la saga, en prenant le joueur par les sentiments, tout en l’invitant à s’allier avec de nouvelles races extraterrestres et des guerriers d’élite. Le studio Bungie étend également leur territoire de jeu, avec une multitude de missions sur deux nouveaux mondes à explorer : la Côte Enchevêtrée et la Cité des Rêves. En outre, un nouveau mode appréciable est proposé. Baptisé Gambit, celui-ci permet de s’initier à l’univers complexe de Destiny en affrontant une horde d’ennemis lors de courtes parties.

Destiny 2 : Renégats, Activision, sur PS4, Xbox One et PC.

Bayonetta 1 & 2

Devenue une icône chez les fans de jeux vidéo japonais, la sorcière Bayonetta opère un come-back explosif. Le premier et le deuxième volet de cette saga, qui porte son nom, sont disponibles à partir d’aujourd’hui sur Nintendo Switch. Respectivement sortis en 2009 et 2014, ces deux titres d’action avaient déjà retenu l’attention des gamers, en proposant un gameplay survitaminé. Imaginés par Hideki Kamiya, père de la célèbre série Devil May Cry, ces titres n’ont pas vieilli avec le temps. Armée de la tête aux pieds, et comptant sur ses pouvoirs magiques, Bayonetta dé- ploie un arsenal qui ne fait pas dans la finesse et qui exige des réflexes dignes d’un félin pour affronter des hordes d’ennemis. Graphismes affinés, vitesse d’animation accélérée et un tout nouveau mode multijoueur offrent un lifting intéressant à ces jeux, en attendant le 3e volet, déjà annoncé.

Bayonetta 1 & 2, Sega/Nintendo, sur Nintendo Switch.

Sea of Thieves

Carte au trésor, jambes de bois, cache-œil, grog et pavillons noirs vont alimenter le quotidien des forbans pro priétaires d’une Xbox One ou d’un PC. Sea of Thieves est disponible. Un titre que les amateurs de piraterie devraient s’empresser de compter parmi leur butin. Le studio Rare les invite à embarquer dans un jeu exclusivement multijoueur pour fonder un équipage et partir à l’assaut des Caraïbes et de leurs trésors. A eux de dégainer leurs sabres pour écrire leur légende. Les flibustiers virtuels seront amenés à hisser la grand-voile pour partir à l’abordage de galions remplis d’or, après avoir fait parler la poudre à canon. Entre les soirées rhum au coin d’un feu et les combats épiques face au Kraken – dont les tentacules géants peuvent briser un navire –, Sea of Thieves témoigne, avec humour, du quotidien de ces bandits aux mille et une aventures.

Sea of Thieves, Microsoft, sur Xbox One et PC.

Shadow of the Colossus

Couvert d’éloges lors de sa sortie sur PS2 en 2005, Shadow of the Colossus avait marqué l’esprit de tout joueur qui s’y était essayé. Poétique, ambitieux et gigantesque, le jeu des auteurs d’Ico et du récent The Last Guardian revient cette semaine dans une version graphiquement reliftée pour la PS4. Wander, le héros de cette odyssée ténébreuse, enfourche à nouveau son fidèle destrier Agro pour parcourir des terres désolées, peuplées de créatures démesurées, les Colosses. Armé d’un arc et d’une épée magique, Wander devra trouver le moyen de tous les terrasser pour ressusciter une mystérieuse jeune femme. Si ce Shadow of the Colossus, édition 2018, ne change en rien l’épopée désespérée du jeune aventurier, on ne peut qu’admirer le travail de refonte graphique mené par le studio Bluepoint Games. Son univers reprend vie dans un souci du détail qui force le respect.

Shadow of the Colossus, Sony, sur PS4.

Mario Tennis Aces

Raquette en main, baskets aux pieds et casquette vissée sur le crâne, Mario et ses amis s’offrent un break ­estival sur les courts. La mascotte de Nintendo est de retour avec Mario ­Tennis Aces. Un jeu de sport qui revisite l’art et la manière de se renvoyer la ­petite balle jaune. Si les règles sont ­respectées à la lettre, Nintendo confère à quinze de ses personnages emblématiques une bonne dose de super-pouvoirs afin de décomplexer les échanges. Transferts instantanés d’un point à l’autre du terrain pour ne pas rater un coup droit puissant, envolée dans les airs pour asséner un smash imparable, course ­effrénée vers le filet… Les sets défilent et l’on ne s’ennuie jamais, avec des parties pouvant opposer jusqu’à quatre joueurs. Il est même possible de décrocher les Joy-Con pour y jouer avec les ­détecteurs de mouvements, afin de simuler le fait de tenir une vraie raquette.

Mario Tennis Aces, Nintendo, sur Switch.

TT Isle of Man

Avec ses 60 km de longueur, ses 264 virages et ses pointes de vitesse à 330 km/h, le circuit de l’île de Man est devenu mythique pour les motards. C’est ce parcours à la fois légendaire et dangereux qui constitue l’âme de TT Isle of Man, nouvelle simulation de course disponible sur consoles et PC. Depuis 1907, le Tourist Trophy est un défi que seuls les pilotes d’élite parviennent à relever, au risque d’y laisser leur vie. Le studio Kylotonn a réussi son pari de livrer l’un des meilleurs jeux de moto actuels. En s’appuyant sur une modélisation impeccable de ce parcours, TT Isle of Man offre des sensations de conduite grisantes, à condition d’y jouer en vue subjective. Il transmettra aux passionnés l’envie de battre leur chrono en domptant ces monstres mécaniques. Si neuf autres circuits sont disponibles, inscrire son nom au top des records de l’île de Man en sera la principale obsession.

TT Isle of Man, Bigben Interactive, sur PS4, Xbox One et PC.

Sega Mega Drive Classics

Console culte de l’ère 16 bits au même titre que la Super Nintendo, la Mega Drive revient en force cette année pour fêter ses 30 ans. En attendant une nouvelle version physique de la machine prévue d’ici à la fin de l’année en version «mini», Sega vient de lancer une compilation regroupant 53 jeux qui ont ­marqué sa ludothèque. Et si la mascotte Sonic trône à la tête de cette ­sélection, de nombreux hits de l’époque s’offrent aux joueurs et aux parents ­désireux de partager leurs souvenirs avec leurs ­enfants. Citons pêle-mêle : Street of Rage, Wonder Boy V, La ­légende de Thor, Landstalker, Gunstar Heroes ou encore Shinobi, des titres dont les rétrogamers ne cessent de ­vanter les mérites. ­L’ensemble de cette anthologie respire ­d’ailleurs la nostalgie, puisque l’interface des menus reproduit virtuellement une chambre d’adolescent des années 1980-1990, avec la console raccordée à un ­téléviseur cathodique, des posters de jeux accrochés au mur, ainsi qu’une ­étagère où l’on est invité à sélectionner les cartouches avant d’y jouer. Tous ces jeux marquant de l’époque où la 2D et les pixels s’affichaient sur nos écrans sont ici parfaitement émulés pour les ­téléviseurs actuels. Chacun dispose d’ailleurs d’une option permettant de simuler le rendu d’un téléviseur de l’époque. Il est à souligner que Sega a inclus un système de «rembobinage rapide» pour rendre les jeux légèrement plus accessibles. Une initiative louable, tant la ­difficulté de certains jeux pourrait rebuter la nouvelle génération.

Sega Mega Drive Classics, Sega, sur PS4, Xbox One, Switch et PC.

The Crew 2

Les fans de course, sur terre, en mer ou dans les airs, sont invités à vivre leur passion dans The Crew 2. Un jeu permettant d’accéder à un immense garage abritant plus de 300 véhicules en tous genres pour parcourir les Etats-Unis au gré de ses envies. Du motocross aux hors-bord, en passant par les supercars et les avions de course, quatorze disciplines sont proposées pour en découdre dans des conditions extrêmes. Surtout, The Crew 2 permet de dépasser ses limites dans un monde ouvert impressionnant. Le titre offre une «balade» virtuelle aux Etats-Unis, de l’Atlantique au Pacifique, avec des panoramas saisissants. Si le premier opus, sorti en 2014, demeurait perfectible, Ubisoft a revu sa copie pour ce nouvel épisode, avec des sensations appréciables et un choix de véhicules conséquent. Un titre qui arrive à point nommé pour l’été.

The Crew 2, Ubisoft, sur PS4, Xbox One et PC.

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