Safer Internet Day : quatre conseils pour donner de bons réflexes aux enfants sur le Web

Quatre parents sur dix estiment qu'ils ne maîtrisent pas tous les paramètres qui permettent de protéger les données en ligne des enfants. [© Google]

La sécurité numérique des enfants passe par quelques bons réflexes, afin de maîtriser leur e-réputation, leurs données personnelles et les contenus consultés. Dans le cadre du Safer Internet Day, qui se déroule ce mardi 5 février, voici les fondamentaux à suivre.

Alors que 41 % des parents français estiment qu'ils ne maîtrisent pas tous les paramètres qui permettent de protéger leurs données en ligne, selon une étude Google publiée ce lundi 4 février, il leur suffit de suivre quelques conseils pour faire de leurs enfants «des internautes avisés».

Si la nécessité d'opter pour des mots de passe forts (de 12 caractères minimum, incluant lettres, chiffres et signes spéciaux) est aujourd'hui acquise, différentes options sont accessibles pour surfer de manière plus sûres, avec du contenu approprié pour chaque âge. Des solutions à suivre, d'autant plus qu'elles sont gratuites et souvent très simples d'usage.

Choisir une plate-forme vidéo adaptée

Alors que le visonnage de vidéos explose auprès de la génération YouTube, il convient de garder un œil vigilant sur les contenus accessibles aux plus jeunes. Plusieurs applications sont ainsi pensées pour s'assurer que les moins de 10 ans puissent voir des programmes tous publics. Google rappelle d'ailleurs que l'application YouTube Kids (sur iOS et Android) est proposée à cet effet. Récemment, la firme a d'ailleurs ajouté une fonctionnalité «Validation de contenus». Disponible dans les paramètres de l'application, elle permet d'autoriser l'accès à certaines vidéos et certaines chaînes YouTube. Les autres contenus qui n'ont pas été approuvés dans ce cadre ne seront alors pas visionnables.

A noter que d'autres applications sont utilisables sur les appareils Android, mais aussi iOS. La chaîne Gulli, ou encore Kidjo TV, TFOU Max, Nickelodeon Junior, Bayam... proposent également des programmes adaptés par le biais de leurs applications.

Opter pour un système de contrôle parental

Aujourd'hui, tous les fournisseurs d'accès à Internet (Orange, SFR, Free, Bouygues Telecom...), ainsi que tous les smartphones et tablettes sous Android et iOS, possèdent des logiciels de contrôles parentaux préinstallés ou disponibles gratuitement. L'idée étant de garder un œil sur l'activité numérique des enfants. Et il suffit souvent de se laisser guider, comme le rappelle l'association e-Enfance.

Certaines sociétés tierces, comme Xooloo et Qustodio, sont également accessibles pour offrir des expériences plus poussées et à la carte. Google propose également l'appli mobile Family Link qui permet de contrôler le temps passer sur l'écran, de couper le wifi du foyer à distance ou de fixer des limites d'usage des mobiles. Enfin, Apple avec «Temps d'écran» permet lui aussi de connaître les différents usages des iPhone et iPad, et d'en limiter les usages avec des temps définis.

Surfer grâce à un moteur de recherche adapté

La grande majorité des moteurs de recherche permettent d'être configurés pour répondre aux questions des enfants, sans risquer de tomber sur des pages aux contenus inappropriés. Google, qui reste le plus sollicité par les Français, possède une page explicative qui permet de gérer le compte des enfants. Sous le navigateur Chrome, la gestion des paramètres, permet de bloquer l'accès à certains sites, notamment ceux publiant du contenu de type violent ou réservés aux plus de 18 ans. L'application Family Link (citée plus haut) permet elle aussi de paramétrer cet aspect. Le moteur européen Qwant Junior est également intéressant pour les familles, afin de garantir l'anonymat des jeuns internautes.

Limiter l'accès aux stores d'applis

L'accès aux applis mobiles est également source d'inquiétude pour les parents qui comptent suivre de près les contenus associés aux mobiles et aux tablettes. Alors que certaines applications proposent des contenus payants inclus, la vigilance reste de mise. Là encore, il est possible de restreindre, voire d'interdire, aux enfants l'accès à l'App Store d'Apple et à Google Play. Le mieux étant de télécharger les applications avec eux, afin de savoir quels usages ils comptent en faire.

Dans le store en ligne de Google pour les appareils Android, les parents peuvent paramétrer l'accès aux applis. Ainsi, l'approbation d'achat peut être réglé, dans la page «Mon Compte» de Google Play, l'onglet «Groupe Familial» permet d'autoriser ou non chaque membre d'un foyer à accéder à l'achat ou au téléchargement des applis gratuites ou payantes. Le contrôle parental d'Android peut également permet de résoudre ce problème, tout comme l'appli Family Link.

Du côté d'Apple et ses appareils sous iOS, les services sont les mêmes. Dans le menu «réglages» d'un iPhone, d'un iPad ou d'un iPod, il suffit de cliquer sur le nom de l'utilisateur principal et de choisir «Partage familial». Il sera ici possible de créer un compte Enfant, puis de paramétrer les achats en ligne.

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