Wingly : des voyages en avion de tourisme à prix réduits

Les tarifs commencent à partir de 30 euros la place. [© Wingly]

A l'heure où le covoiturage prend le relais des transports en commun à travers le territoire français, la société Wingly décolle en appliquant le même principe aux petits avions de tourisme, afin de s'offrir un voyage dans les airs à moindre frais.

S'offrir un aller-retour jusqu'au Touquet au départ de la région parisienne pour moins de 170 euros - en deux heures de vol - ou encore profiter d'une balade aérienne au dessus des châteaux de la Loire pour 68 euros... Voici quelques un des vols assurés par cette plate-forme de coavionnage.

Créée en 2015, mais effective légalement depuis fin 2017, celle-ci voit sa croissance accélérer cette année et permet de rejoindre des aérodromes dans plus de 300 villes de France et d'Europe, avec des tarifs affichés à partir de 30 euros la place.

«Aujourd'hui, plus de 35.000 pilotes ont une licence et assouvissent régulièrement leur passion, mais celle-ci à un coût. Or, ils volent souvent seuls, alors que des places sont inoccupées à leurs côtés. Nous avons donc créé une structure qui leur permet d'entrer en relation avec des particuliers», explique Emeric de Waziers, cofondateur de Wingly.

Une cinquantaine de destinations en France

Après avoir lutté judiciairement pour faire reconnaître le droit de créer un tel service, Wingly a vu son activité autorisée par le Conseil d'Etat. Et déjà 13.000 vols ont été assurés entre 2017 et 2018. «Nous couvrons à présent une cinquantaine de destinations en France», précise Emeric de Waziers.

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Tous les pilotes disponibles ont une certification et doivent justifier de leur aptitude au vol. Avant chaque voyage, les passagers sont informés. «Les comportements à observer ne sont pas les mêmes que dans un avion de ligne. Il est d'ailleurs précisé à chaque passager que les vols ne sont pas garantis, puisque tout dépend des conditions météo pour ces petits avions. Ils ne doivent pas non plus faire pression sur le pilote pour qu'il décolle à son insu», souligne Emeric de Waziers, lui-même pilote.

Enfin, les tarifs sont divisés en proportion du nombre de passagers (pilote inclu). L'idée étant de lui permettre d'assouvir sa passion et non d'en tirer profit, comme pour le covoiturage classique.

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