Project Scarlett, PS5, Playdate, Neo Geo 2, PC Engine Mini... : quelles sont les nouvelles consoles de jeux à venir ?

[© Fabian Albert/unsplash]

Lancées en 2013, les PS4 et Xbox One arrivent au terme de leur vie et déjà les projets de nouvelles machines se bousculent. CNEWS fait le point sur les consoles de la prochaine décennie, entre les modèles déjà annoncés et les rumeurs qui enflent à l'approche de l'E3 de Los Angeles.

le project Scarlett chez Microsoft

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Prévue pour fin 2020, le projet de la prochaine console de Microsoft a été officialisé durant la conférence Xbox de l'E3 2019. Celle qui porte pour nom de code Project Scarlett est promise comme au moins quatre fois plus puissante qu'une Xbox One X.

Une nouvelle génération de mémoire SSD permettra également de réduire les temps de chargement et celle-ci devrait également améliorer le projet de cloud gaming xCloud mis sur pieds par les équipes Xbox. Ces dernières ont également dévoilé un long trailer de Halo Infinite, prochain titre de la saga, qui accompagnera la sortie de la console.

La conférence Xbox s'est d'ailleurs achevée sur cette annonce et rien n'a pour l'heure filtré concernant le design de cette future machine de guerre. Une conférence ultérieure sera, à n'en pas douter, organisée par Microsoft dans les prochains mois, afin de lever le voile sur le nom définitif de cette console de la décennie 2020.

Rappelons que l'équipe Xbox avait utilisé le même procédé d'annonce pour sa Xbox One X, avec un teasing organisé autour de son Poject Scorpio, nom de code donné à cette machine en 2016, avant sa sortie en 2017. Il y a donc fort à parier que Microsoft joue la montre de la même manière. Surtout, la firme américaine pourrait attendre de voir les futures annonces de son grand concurrent Sony, dont la PS5 pourrait être dévoilée plus tard dans l'année.

Parmi les informations établies, Microsoft promet bien entendu une machine de nouvelle génération plus puissante (le contraire aurait été surprenant). Surtout, la rétrocompatiblité totale de ces machines avec la génération Xbox One est acquise, ce point étant l'une des promesses de Microsoft afin de fidéliser ses joueurs.

Autre point confirmé par la firme, l'usage du cloud gaming pour ses machines. Le projet xCloud de Microsoft est aujourd'hui déjà actif et à l'état de test sur les Xbox One. Il ne serait donc pas surprenant de voir ces consoles next-gen pensées pour en tirer pleinement parti.

Lancement prévu en 2020.

La Playsation 5 de SONY

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Photo d'illustration © fabian-albert/unsplash

Après avoir dominé la décennie 2010 avec sa PS4 (96,8 millions d'unités vendues depuis 2013), Sony joue gros pour 2020. Sa division jeu vidéo apporte des profits très intéressants pour la société japonaise. S'il est d'ores et déjà acquis que la PS5 est dans les projets de Sony, le mystère reste entier quant à cette machine surpuissante. En outre, l'absence du constructeur nippon à l'E3, pour la première fois depuis 1995 sur ce salon, laisse entendre qu'il organisera sa propre conférence dans le courant de l'année. Néanmoins, la firme commence à lâcher quelques informations.

A commencer par sa rétrocompatiblité. Comme pour Microsoft et sa Xbox, Sony n'entend pas laisser les joueurs, qui se sont consititués une précieuse ludothèque sur PS4, sur le bas de la route. La PS5 sera donc rétrocompatible avec la PS4 et devrait même permettre de jouer en crossplay entre les deux machines, indique-t-on chez Sony. En clair, un joueur PS4 pourrait affronter en ligne un gamer PS5 sur un même jeu.

«Les fossés de génération sont un problème récurrent pour les joueurs qui changent de plateforme, ou arrêtent tout simplement de jouer; si la PS5 évite ce fossé en laissant les joueurs jouer ensemble quelle que soit leur génération de machine, alors j'imagine qu'ils seront plus enclins à rester chez PlayStation», a expliqué Jim Ryan, PDG de PlayStation.

Parallèlement, Sony s'est laissé aller à une première démonstration au sujet de son futur bébé. Une conférence, relayée par le tweet de Takashi Mochizuki, journaliste au Wall Street Journal (ci-dessus), a comparé les temps de chargement du même jeu sur PS4 Pro et PS5. Enfin, la configuration de la machine serait très proche de celle d'un PC, ce qui aurait pour intérêt de faire gagner du temps lors de la programmation des jeux par les studios de développement.

Enfin, Sony n'a pas caché son projet de miser lui aussi sur le cloud, comme c'est déjà le cas avec son PlayStation Now. Néanmoins, le groupe japonais a annoncé à la surprise générale son rapprochement avec l'américain Microsoft sur ce point, afin de tirer partie de la plate-forme Azure.

Lancement prévu en 2020.

le service Stadia chez Google

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Autre géant à ne pas sous-estimer, Google prépare activement son entrée sur le marché du jeu vidéo. Ici, point de console, mais un service entièrement pensé autour du cloud : Stadia. La firme de Mountain View ne croit pas dans l'intérêt de produire une machine à proprement parler.

Lors de sa conférence du 19 mars dernier, Google a donc présenté Stadia. Un service pour jouer sur tous types d'écran, dès lors que ceux-ci sont connectés à Internet. Nul besoin de matériel électronique dernier cri pour jouer aux blockbusters du moment, puisque Google compte utiliser la puissance de ses serveurs, présents dans plus de 200 pays et territoires, pour faire le travail et afficher les jeux en temps réel.

Google a ainsi mis l'accent sur l'instantanéité. «Un véritable défi technologique», selon la firme, qui rappelle que «streamer du contenu vidéo implique une latence de quelques secondes qui ne nuit pas à l'expérience visuelle, mais pour les jeux vidéo de haute qualité graphique, le streaming implique une latence mesurée en millisecondes et sans dégradation graphique». Le service devant impérativement offrir une expérience de gameplay aussi rapide que celle offerte par une console ou un ordinateur actuels, sous peine de ruiner l'intérêt du joueur. Google promet même (avec la connexion adéquate) de pouvoir jouer en 4K HDR à 60 images par secondes sur certains jeux.

Surtout, Stavia pousse l'expérience du plaisir instantané avec des services encore jamais vu avec le cloud gaming. Il est ainsi possible de regarder une vidéo sur YouTube et de cliquer sur un bouton «play now» intégré au contenu. «En moins de 5 secondes», promet Google le spectacteur de la vidéo devient joueur pour prendre en main une partie en direct. Du jamais vu, certains imaginant déjà voir des gamers rejoindre des parties de streamers, si celui-ci les y autorisent.

Google a également ajouté à son service une manette optionnelle, le Stadia Controller, qui permet de prendre en main les jeux, à la fois sur les écrans des mobiles, des tablettes et des ordinateurs. Un bouton permet également de partager ses parties en direct ou de faire des captures d'écrans, comme le proposent les pads des consoles PS4, Xbox One et Switch.

Le lancement du service Stadia est prévu courant 2019.

Apple Arcade

Apple aussi est sur les rangs pour renforcer son positionnement côté jeux vidéo. Présenté en mars dernier, Apple Arcade viendra garnir son offre de services numériques dès l'automne 2019. On l'oublierait presque, mais la firme de Cupertino est la société qui écoule le plus de jeux vidéo dans le monde à travers son App Store, avec ses 300.000 titres (gratuits ou payants) et plus d'un milliard de clients de jeux. Il n'est donc pas étonnant que la société de Tim Cook a investi 500 millions de dollars dans Apple Arcade, afin de soutenir les projets de certains studios et acheté des exclusivités.

Lors de son lancement, Apple Arcade devrait proposer une ludothèque de 100 jeux, accessible à volonté pour 12,99 dollars par mois (le tarif en euros et pour l'europe n'a pas été officialisé). Des références du gaming y prennent déjà part, à l'instar d'Hironobu Sakaguchi (Final Fantasy), Ken Wong ou encore Will Wright (Sim City, Les Sims…). De plus, le service ne se limitera pas aux seuls iPhone et iPad, puisque les Mac et l'Apple TV pourront aussi en profiter.

Lancement prévu : automne 2019.

La PC ENGINE MINI

Après la Nes Mini, la Super Nintendo Mini, la PlayStation Mini et la Neo Geo Mini et bientôt la Mega Drive Mini, il ne manquait plus qu'elle : la PC Engine. La célèbre console des années 1980-1990 aura elle aussi droit à son édition miniature pour ravir les gamers nostalgiques. Konami annonce son lancement pour le 19 mars 2020, au prix de 89,90 euros. La console sera livrée avec une seule manette et il faudra se procurer un multitap et des manettes suppémentaires (vendus séparément) pour pourvoir jouer jusqu'à cinq à certains titres.

Lancée en 1987 au Japon, la petite machine de NEC et Hudson Soft (société rachetée par Konami) avait connu un joli succès au pays du Soleil-Levant, où elle avait même dépassé les chiffres de vente de la Mega Drive. Plus confidientielle sur le vieux continent, cette machine révolutionnaire avait pourtant livrer une ludothèque portée par de multiples chefs-d'œuvre.

La PC Engine Mini sera livrée avec 50 jeux inclus dans son hardware, dont les excellents Ninja Spirit, R-Type, Y's Book I et II, Lords of Thunder, Soldier Blade, AirZonk ou Neutopia II.

A noter, la machine sera proposée en trois versions différentes qui correspondent à ses différentes itérations d'antan, y compris la version TurboGrafX 16, nom de la console aux Etats-Unis.

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Lancement prévu le 19 mars 2020.

L'Amico d'Intellivision

La mode du rétrogaming motive les sociétés à imaginer leurs propres machines pour séduire les joueurs nostalgiques. Intellivision, qui fut une console imaginée et conçue par Mattel en 1979, est aujourd'hui une marque qui entend se faire un petit nid dans cette industrie avec son projet Amico. Une nouvelle console «pensée pour des expériences familiales», selon son constructeur.

Intégrant deux pads sans fil, chacun dotés d'un écran tactile, l'Amico entend réveiller certains jeux des années 1970-1980, dont le célèbre shoot R-Type. Ainsi, un catalogue de jeux classiques devrait accompagner sa sortie. Mais Intellivision promet de ne pas s'arrêter là et proposera des titres inédits. Ce sera le cas d'Earthworm Jim (ancien jeu Mega Drive et Super Nintendo) qui profitera de nouvelles aventures développées par ses créateurs originaux. Surtout, l'Amico se veut abordable à moins de 150 euros, avec des titres proposés autour d'une fourchette tarifaire entre 3 et 8 euros.

Lancement prévu le 10 octobre 2020.

La Playdate de Panic

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Au rayon OVNI (Objet vidéoludique non identifié), la PlayDate, dévoilée fin mai, détonne. Cette mini-console jaune est une chimère, née du croisement improbable entre une (un ?) Game Boy et une lampe torche munie d'une manivelle. Imaginée par la société Panic, à qui l'on doit notamment l'excellent jeu Firewatch, il s'agit d'une machine hybride pensée pour les gamers nomades.

Autour de son mini-écran noir et blanc de 2,7 pouces (6,86 cm seulement), un boîtier jaune de 7,4x7,6 cm intègre une croix multidirectionnelle à l'ancienne, deux boutons et sa fameuse manivelle. Un ajout surprenant qui ne sert toutefois pas à charger sa batterie manuellement. Il s'agit en réalité d'un véritable outil, dont les développeurs peuvent s'emparer pour parfaire le gameplay d'un jeu.

Toutefois, la Playdate a un prix : 149 dollars (env. 130 euros). Un tarif important compte tenu de sa taille et la pauvreté de sa technologie. Néamoins, pour ce tarif, Panic promet d'offrir 12 jeux, qui seront lancés chacun à un rythme hebdomadaire. Reste à connaître leur intérêt. Celui-ci devra être à la hauteur, car le fournisseur ne promet pas nécessairement d'apporter d'autres titres à la ludothèque de sa machine, ceux-ci étant soumis à son succès commercial.

Lancement prévu en 2020.

L'Atari VCS

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Pour celles et ceux qui le croyaient mort, sachez qu'Atari est vivant et se porte même bien. Passée par tous les rachats possibles et imaginables, la société championne des jeux vidéo des années 1980 prépare son avenir autour de sa console Atari VCS. Un modèle au look néo-rétro, qui n'est pas sans rappeler le célèbre Atari 2600. Mais la comparaison reste purement esthétique et la machine, elle, possède un cœur électronique plus moderne. Elle intègre ainsi un processeur AMD Ryzen pour faire tourner des jeux récents et gérer la diffusion de contenu multimedia en streaming. 

Lancement prévu fin 2019 (précommandes), début 2020.

Les NeoGeo 2 et 3 chez SNK

Ragaillardi par les bonnes ventes de sa NeoGeo Mini, sortie l'an passé, SNK attaque 2019 avec la hargne des combattants qu'il a toujours mis en scène dans ses jeux. Lors de l'annonce de ses résultats financiers en avril dernier, la firme a annoncé qu'elle préparait les Neo Geo 2 et 3. Une annonce restée sans précision depuis, mais qui ne cesse de nourrir les fantasmes des fans de la marque qui règna dans les salles d'arcade dans les années 1990.

Certains imaginent déjà le retour d'une console de salon plus ambitieuse, accompagnée d'une version nomade, intégrant les fabuleux jeux de sa ludothèque historique (Metal Slug, Samurai Shodown, King of Fighters...). Chose que fait déjà très bien la NeoGeo Mini en proposant une quarantaine de jeux d'arcade. SNK pourrait également en profiter pour ressortir ses célèbres joysticks, connus pour leur résistance à toute épreuve. La firme pourrait aussi mettre en avant son savoir faire pour les jeux 2D, afin de lancer des suites pixellisées autour de ses licences phares. Mais tout reste encore à vérifier. Là encore, l'E3 pourrait réserver quelques belles surprises en juin prochain.

Lancement espéré en 2019-2020.

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