Date, prix, jeux... Tout savoir sur Stadia de Google

Le nouveau service de cloud gaming sera lancé en novembre dans 14 pays, dont la France. Le nouveau service de cloud gaming sera lancé en novembre dans 14 pays, dont la France. [© Google]

Un poids-lourd de l'industrie numérique rejoint le secteur des jeux vidéo. Google livre de nouveaux détails autour de Stadia. Son nouveau service de cloud gaming qui entend permettre à «chacun de jouer partout à tout instant».

Un service lancé en novembre 

Le nouveau service de cloud gaming sera lancé en novembre dans 14 pays, dont la France. En 2020, le géant du net prévoit de déployer progressivement sa plateforme dans d’autres pays.

Deux forfaits proposés 

Le premier forfait sera nommé Stadia Base. L’inscription est ici gratuite, mais les jeux s’achètent à l’unité. On pourra jouer en Full HD 1080p. Le second forfait se nomme Stadia Pro. Pour 9,99 euros par mois, les gamers pourront accéder à l’ensemble de la ludothèque Stadia (voir ci-dessous) en 4K à 60 images par seconde.

Les jeux du lancement

Une première liste a été dévoilée, mais d’autres viendront l’enrichir dans les prochains mois.

Baldur’s Gate III

Mortal Kombat XI

Ghost Recon Breakpoint

Gylt

Get Packed

The Division 2

Destiny 2 : The Collection

Dragon Ball Xenoverse 2

DOOM Eternal

DOOM

Wolfenstein : Youngblood

Power Rangers : Battle for the Grid

Metro Exodus

Thumper

GRID

Samurai Shodown

Football Manager 2020

The Elder Scrolls Online

The Crew 2

Assassin’s Creed Odyssey

Trials Rising

NBA 2K

Borderlands 3

Farming SImulator 19

Rage 2

Final Fantasy XV

Tomb Raider Trilogy

Darksiders Genesis

Just Dance 2020

Cyberpunk 2077

Orcs Must Die! 3 (exclusivité Stadia)

Attack on Titan 2 : Final Battle

 

Cette nouvelle plate-forme, dévoilée dans ses grandes lignes en mars dernier, invite les joueurs à s'affranchir de leurs consoles et PC, pour pouvoir jouer sur tout écran, dès lors que celui-ci est connecté à Internet. Nul besoin de matériel électronique dernier cri pour jouer aux blockbusters du moment, puisque Google compte utiliser la puissance de ses serveurs, présents dans plus de 200 pays et territoires, pour faire le travail et afficher les jeux en temps réel.

De l'instantanéité pour s'amuser

Effacer les ennuyeux temps de téléchargements, voici le crédo de Google avec Stadia. Google a ainsi mis l'accent sur l'instantanéité. «Un véritable défi technologique», selon la firme, qui rappelle que «streamer du contenu vidéo implique une latence de quelques secondes qui ne nuit pas à l'expérience visuelle, mais pour les jeux vidéo de haute qualité graphique, le streaming implique une latence mesurée en millisecondes et sans dégradation graphique». Le service devant impérativement offrir une expérience de gameplay aussi rapide que celle offerte par une console ou un ordinateur actuels, sous peine de ruiner l'intérêt du joueur. Google promet même (avec la connexion adéquate) de pouvoir jouer en 4K HDR à 60 images par secondes sur certains jeux.

Surtout, Stavia pousse l'expérience du plaisir instantané avec des services encore jamais vu avec le cloud gaming. Il est ainsi possible de regarder une vidéo sur YouTube et de cliquer sur un bouton «play now» intégré au contenu. «En moins de 5 secondes», promet Google le spectacteur de la vidéo devient joueur pour prendre en main une partie en direct. Du jamais vu, certains imaginant déjà voir des gamers rejoindre des parties de streamers, si celui-ci les y autorisent.

Des manettes multiplate-forme

Google a également ajouté à son service une manette optionnelle, le Stadia Controller, qui permet de prendre en main les jeux, à la fois sur les écrans des mobiles, des tablettes et des ordinateurs, mais aussi les téléviseurs. L'objet sera d'ailleurs obligatoire pour jouer sur une Smart TV compatible. Un bouton permet également de partager ses parties en direct ou de faire des captures d'écrans, comme le proposent les pads des consoles PS4, Xbox One et Switch.

A noter, les manettes PS4 et Xbox One seront comaptibles avec Stadia pour jouer sur un smartphone ou un ordinateur.

Du multijoueur sur un même écran

La bonne nouvelle vient aussi du mode multijoueur. Celui-ci ne sera pas seulement contre d'autres joueurs en ligne, puisque Google promet qu'il sera possible de jouer jusqu'à quatre dans une même pièce et autour d'un même écran. Comme sur console, celui-ci est alors scindé en deux, trois ou quatre fenêtres pour en profiter. Jusqu'à quatre manettes Stadia pourront être appairées ensemble localement.

La réalité virtuelle en suspens

«Pour l'heure, nous n'avons pas d'informations à partager concernant une compatibilité VR sur Stadia». La phrase est tirée du site officiel Stadia et résume clairement la position de Google sur ce point.

Il convient de préciser qu'appliquer la technologie du cloud gaming à l'affichage d'un environnement à 360° en temps réel est aujourd'hui très compliqué. Les premiers essais sont déjà menés chez HTC avec le casque Vive par exemple autour d'un débit maximal en 5G.

Des partenaires déjà enrôlés

Outre la technologie du cloud gaming, Google a présenté son premier catalogue de jeux compatibles, avec différents acteurs du secteur. La firme de Mountain View a ainsi noué des partenariats avec des éditeurs. Ubisoft (Assassin's Creed Odyssey, The Division 2, Far Cry 5...) et id Software (Doom Eternal...) ont déjà annoncé officiellement que leurs titres seront disponibles sur cette plate-forme.

Des jeux dont on reste propriétaire

C'est la promesse de Google. A l'ère de la dématérailisation des jeux, reste-t-on propriétaire d'un jeu acheté digitalement ? A cette question, Google répond par l'affirmative. «Une fois un jeu acheté, vous détenez le droit d'y jouer. À l'avenir, il est possible que certains jeux ne soient plus disponibles à l'achat, mais les joueurs qui le possèdent déjà seront toujours en mesure d'y jouer», précise le site Stadia.

Un avenir très concurrentiel

Présenté comme révolutionnaire par Google, le cloud gaming n'est cependant pas une technologie nouvelle. Déjà opérationnelle depuis 2015 chez Nvidia et depuis 2016 chez la start-up française Shadow Blade (65.000 abonnés), celle-ci entend faire oublier les consoles et PC sous leur forme actuelle. Emancipées des contraintes liées aux limitations technologiques d'une machine, le cloud gaming veut permettre aux gamers de jouer partout.

Un enjeu qui sera étroitement lié à l'essort des réseaux à très haut-débit, alors que la 5G (au moins dix fois plus rapide que la 4G) devrait permettre d'assurer d'une expérience optimale.

C'est d'ailleurs sur l'essort de ce réseau mobile de 5e génération que les acteurs du jeu vidéo comptent miser, grâce à sa généralisation durant la prochaine décennie. Un constat qui n'a pas échappé à la concurrence. Microsoft devrait en dévoiler davantage dans les prochaines semaines sur son Project xCloud, alors que Nvidia ou encore Sony (et son PlayStation Now) dessinent aussi l'idée d'offrir un service gaming inspirée des plates-formes vidéos Netflix, Amazon Prime Vidéo ou MyCanal.

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