On a testé Greedfall, un cocktail explosif entre diplomatie, combat et magie

La Malichor, sorte de peste, ravage le Vieux Monde. La population se meurt, rongée par ce mal mystérieux. La découverte récente de l'île de Teer Fradee et de ses mystères est un symbole d'espoir.

Peut-être cet endroit recèle-t-il le remède à ce terrible fléau ? Dans la peau d'un diplomate membre de la congrégation des marchands (homme ou femme selon le souhait du joueur en début de partie), le joueur part dans une grande aventure ponctuée de combats épiques. Voici en quelques mots la trame de Greedfall, disponible ce mardi 10 septembre.

Un jeu très ambitieux imaginé et réalisé par le petit studio parisien de Spiders qui n'est pas sans rappeler Dragon Age ou même The Witcher pour les connaisseurs. Rien que ça ! Ambitieux on vous dit.

Jeu de rôle oblige, Greedfall place les choix du joueur et leurs conséquences au cœur de son système de jeu. Ici, ce que l'on dit peut avoir un impact très direct sur le déroulement de l'histoire, ou l'attitude d'un compagnon. Un peu comme dans la vraie vie quand on y pense. Autant éviter de froisser les susceptibilités… Impossible de ne pas songer aux titres des Canadiens de Bioware (Dragon Age, Mass Effect). Il faut donc parfois y réfléchir à deux fois avant de répondre…

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L'histoire est riche et dense et les séquences de dialogues (en anglais sous-titré français) nombreuses. Greedfall fait partie de ces jeux qui aiment raconter des histoires et emmener le joueur dans un univers, qui ravira les amateurs de contes fantastiques, tout en effrayant ou lassant les adeptes de Call of Duty ou autres Fortnite où l'on parle avant tout arme au poing.

Ce XVIIe siècle alternatif s'inspire clairement de notre histoire, de celle de la colonisation du continent nord américain. De quoi interroger le joueur sur de nombreux sujets très sérieux. Une fois encore, celui-ci doit prendre position, trancher, quitte à perdre un trésor afin de pas offenser ou blesser ceux qui l'entourent. Si la diplomatie et les discussions qui vont nécessairement avec occupent une place de choix dans Greedfall, les combats y sont aussi nombreux. Seul, ou accompagné de deux compagnons (à choisir parmi 5 au total), le joueur affronte de nombreux adversaires.

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Face à des factions rivales, des brigands mais aussi d'impressionnantes créatures fantastiques, il faudra alterner les coups de hache ou d'épée et les sortilèges. Un menu «tactique» permet de suspendre le temps afin de prendre le temps de réfléchir à la meilleure action à mener. Et parfois, mieux vaut y songer à deux fois avant de lancer un sort ou tenter une charge. Certains combats sont aussi âpres que douloureux. La faute à un gameplay pas toujours optimal qui manque de fluidité.

On peste parfois lors de certains affrontements, alors que le personnage principal se retrouve bloqué par un élément du décor. De même, malgré quelques environnements splendides inspirés, selon les développeurs, par l'art baroque en général et les toiles de Vermeer et Rembrandt en particulier, les personnages ne sont pas aussi bien modélisés que dans les superproductions californiennes à la God of War ou Uncharted.

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Autre bémol, le monde de Greedfall n'est pas un de ces «mondes ouverts» tant à la mode où l'on se balade où l'on veut quand on veut. Il se compose de zones fermées à explorer. Mais Spiders n'a pas l'ampleur de ces studios où travaillent des centaines d'artistes, de programmeurs et d'animateurs.

Imparfait mais séduisant

Même s'il est imparfait, Greedfall est incroyablement séduisant. Fascinant presque. Sans doute la magie animiste mise en scène dans le jeu y est-elle pour quelque chose. Les coyotes de Spiders n'ont pas à rougir. Explorer cette terra incognita est tout bonnement captivant. Découvrir chaque nouvelle zone, chaque nouvel adversaire, un véritable plaisir. La curiosité est piquée. Pour peu que l'on passe outre certaines lacunes techniques, on se laisse entraîner dans une belle aventure comme seuls les bons jeux vidéo savent en proposer.

Greedfall, Focus Home Interactive, sur PS4, Xbox One et PC.

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