On a testé Ghost Recon Breakpoint

En 2019, la formule Ghost Recon reste valable, même si la tornade Red Dead Redemption 2 a bien remis les pendules à l'heure, l'an dernier.[Ubisoft]

Une nouvelle mission à haut risque. Ghost Recon Breakpoint vient de sortir. Nous avons passé quelques heures sur la version PC de ce titre explosif.

Il débarque deux ans et demi après Ghost Recon Wildlands, la première incursion de la franchise dans le jeu en monde ouvert, où la concurrence est rude. Pour le jeu de tir à la troisième personne, c'était une bouffée d'air frais. 

DES POSSIBILITÉS IMMENSES

En 2019, la formule Ghost Recon reste valable, même si la tornade Red Dead Redemption 2 a bien remis les pendules à l'heure, l'an dernier.

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Dans Breakpoint, la map est - évidemment - immense, et le plaisir est immédiat. En revanche, le scénario ne brille pas par son originalité. Encore une fois, vous incarnez un Ghost, un soldat surarmé et rompu à toutes les tactiques de survie.

Au début du jeu, vous êtes envoyé sur Auroa, un archipel du Pacifique. Ici, tout appartient à Jace Skell, un milliardaire de la Tech. Un homme fascinant, croisement entre Mark Zuckerberg et Elon Musk, mais qui semble avoir un peu trop laissé libre cours à son imagination. 

UN BAD GUY HYPER-CHARISMATIQUE

Il a ainsi créé des gadgets surpuissants (drones, robots...) et financé une milice totalement flippante, les Wolves. Petit plus : ces derniers, ex-membres des forces spéciales, sont dirigés d'une main de fer par un de vos anciens frères d'armes, le colonel Cole D. Walker.

Dans le rôle de ce super-méchant charismatique, les fans de séries télé reconnaîtront facilement John Bernthal, vu au tout début de The Walking Dead et surtout dans The Punisher. Un expert en bourre-pifs, donc, avec qui il ne faudra pas tenter de négocier. 

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Pour parvenir à mettre fin à la menace, il faudra la jouer fine. Ou pas. Comme tout bon jeu d'infiltration, Breakpoint permet une approche tout en finesse, à base de meurtres furtifs. Mais l'alternative musclée reste tout à fait possible, et fonctionne assez bien, en tout cas dans le mode de difficulté standard.

Pour profiter au maximum de l'expérience, le jeu en coop est une vraie réussite. Une grande partie de l'écosystème tourne d'ailleurs autour de ce point, avec notamment une zone de la carte appelée Erewhon, qui sert de hub pour rencontrer d'autres joueurs. Des menus entiers sont dédiés à l'expérience multi - les habitués des derniers jeux Ubisoft seront en terrain connu - avec un grand nombre de types de mission. Il faudrait être sacrément exigeant pour ne pas y trouver son compte. 

UN PC PUISSANT POUR PROFITER DE TOUS LES Détails

Mais même en solo, la mayonnaise prend, grâce à un gameplay sans fausse note. A longue distance, au corps à corps ou au manche d'un hélicoptère de combat, le plaisir est là. D'autant plus que les animations du héros sont encore montées d'un cran par rapport à Wildlands. La gestion en temps réel des blessures, qui oblige à se mettre à couvert pendant les combats, est aussi une vraie réussite, qui ajoute du piment à la recette. 

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Visuellement aussi, c'est un peu la fête. Si le jeu reste très jouable sur Xbox One et PS4, évidemment, notre version PC ne fait pas dans la dentelle. Avec notre machine de test (équipée d'un processeur Intel i9-9900K , d'une carte graphique Geforce RTX 2080 Ti et de 16Go de RAM), le 60 i/s en 1440p est une formalité. Végétation, bâtiments, textures... Auroa devient plus vraie que nature, d'autant que les développeurs du studio Ubisoft Paris ont imaginé 8 zones climatiques différentes, des fjords aux marécages, en passant par les cîmes enneigées. 

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En revanche, et c'est clairement le défaut majeur du jeu, l'IA des ennemis interpelle. On n'a pas affaire à des prix Nobel, surtout en ce qui concerne les troupes de base. Quant aux Wolves de haut niveau, ils devront être évités comme la peste, surtout en début de partie. A quatre ou cinq, ce sont de véritables machines de guerre et il sera impossible de survivre avant d'avoir atteint un level un peu plus conséquent. Un déséquilibre un peu décevant, mais qui ne gâche pas l'expérience. Il faudra juste s'accrocher un peu au début, si l'on veut profiter d'une expérience qui vaut clairement la peine d'être vécue.

Ghost Recon Breakpoint, éd. Ubisoft, disponible sur PC, PS4 et Xbox One.

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