Des milliers de caméras privées piratées

Des caméras de surveillance à Alicante (Espagne), Bacau (Roumanie), New York (Etats-Unis) et à Chihuahua (Mexique). [Capture d'écran]

Un site web retransmet en direct les images de centaines de milliers de caméras de surveillance à travers le monde, installées dans des lieux publics et privés.

 

"Big Brother is watching you". Ce site internet n'aura jamais aussi bien illustré la célèbre phrase de l'écrivain George Orwell. Insecam recense en effet plusieurs centaines de milliers de caméras de surveillance placées dans des lieux publics, mais aussi privés, à travers le monde. Outre les images, le site fournit aussi les coordonnées GPS du lieu de la prise de vue.

Les internautes peuvent ainsi regarder en direct des clients faire leurs courses dans un magasin à New Delhi, des patients dans une salle d'attente à São Paulo, la cuisine d'un restaurant à Budapest ou même le salon d'un particulier à Paris. Le site répertorie 3.285 caméras de surveillance en France.

 

Des caméras mal sécurisées

Comment Insecam a-t-il réussi à se connecter à ces caméras ? Un jeu d'enfant, selon le site : les caméras de surveillance, connectées à Internet, n'auraient pas changé leur mot de passe rentré par défaut - tel que "admin" - ou bien aurait choisi un code trop évident comme "123456".

 

Voyeurisme ?

Le site se défend de tout hacking et voyeurisme : "Ce site a été créé pour montrer l'importance des paramètres de sécurité. Pour que votre caméra publique ne figure plus sur ce site et devienne privée, tout ce que vous avez à faire, c'est changer le mot de passe", peut-on lire sur la page d'accueil.

Le journal néerlandais NRC s'est intéressé de plus près au mystérieux site web, mais n'est pas parvenu à savoir qui se trouvait derrière Insecam. D'après NRC, le site internet serait "hébergé en Russie".

 

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