Etat d'urgence – Publié le 19 mai à 13:48 – Mis à jour le 19 mai 2016 à 14:50

Le Parlement adopte une troisième prolongation de l'état d'urgence

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Le Parlement adopte une troisième prolongation de l'état d'urgence

​Pour la troisième fois, le Parlement a adopté par un vote de l'Assemblée, une prolongation de l'état d'urgence post-attentats, jusqu'à fin juillet, dans l'optique de l'Euro-2016 et du Tour de France.

Le Parlement a adopté ce jeudi, par un vote de l'Assemblée, une troisième prolongation de l'état d'urgence post-attentats. Il est prolongé de deux mois, jusqu'au 25 juillet à minuit, pour assurer la sécurité de l'Euro-2016 (du 10 juin au 10 juillet) et du Tour de France cycliste (2 au 24 juillet).

Après le Sénat, les députés ont voté à leur tour cette prolongation, par 46 voix contre 20 et deux abstentions, après un débat très politique, émaillé de passes d'armes entre la droite, l'extrême droite et le gouvernement.

L'état d'urgence, instauré par François Hollande après les attentats du 13 novembre, avait déjà été prorogé de trois mois par le Parlement en novembre, puis encore en février.

"La menace terroriste demeure à un niveau élevé"

"A l'heure actuelle, la menace terroriste demeure à un niveau élevé et la France représente une cible", a plaidé le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve.

Largement utilisées après les attentats de Paris et Saint-Denis, les perquisitions administratives "ne présentent plus le même intérêt opérationnel" désormais, selon le ministre.

Si la droite a voté pour, elle a cependant déploré, par la voix d'Eric Ciotti (LR), un "état d'urgence au rabais" puisque la prolongation ne prévoira plus de recours aux perquisitions administratives et durera deux mois, là où le groupe Les Républicains en aurait souhaité six.

Les députés Front de gauche et une majorité des écologistes ont voté contre "une banalisation de l'état d'exception", selon la formule du communiste André Chassaigne, et "un dispositif de maintien de l'ordre" pour l'écologiste Sergio Coronado.

Le député Jean-Frédéric Poisson (Parti Chrétien-démocrate, Yvelines) a critiqué une prolongation "inutile et incohérente", tandis que l'ancien député socialiste Pouria Amirshahi a dénoncé une prorogation "absurde et dangereuse".

Les députés doivent encore, dans l'après-midi, donner leur feu vert au projet de réforme pénale, censé prendre le relais de l'état d'urgence avec ses nouvelles mesures antiterroristes.

Article rédigé par la rédaction web de CNews (avec AFP) - Crédit photo : AFP