Politique – Publié le 22 avril à 18:40 – Mis à jour le 22 avril 2017 à 23:50

Présidentielle 2017 : De nouveaux modes de scrutin à l'étude

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Dans le cadre de la recherche, les électeurs appelés aux urnes ce dimanche pour le premier tour de l'élection présidentielle pourront s'essayer à de nouveaux modes de scrutin. L'étude, menée par le CNRS, leur permettra d'attribuer une note aux candidats ou de leur accorder leur approbation. Explications.

Et si on votait autrement ? C’est la question que s’est posée le Centre national de la recherche scientifique (CNRS) à l’occasion de l’élection présidentielle. Dimanche 23 avril, jour du premier tour de scrutin, plusieurs villes test accueilleront des bureaux de vote alternatifs. Ainsi, à Strasbourg, Grenoble, Hérouville Saint-Clair, Crolles et Allevard-les-Bains, les électeurs voteront normalement puis seront appelés à tester le vote par note ou par approbation. Dans les mêmes conditions de vote que les élections traditionnelles, les votants devront cette fois classer les candidats en les notant, celui ayant obtenu la meilleure moyenne étant désigné vainqueur. Le vote par approbation sera également testé : chaque électeur peut donner son approbation à autant de candidats qu’il le souhaite. Chaque approbation rapporte au candidat un point, celui qui en obtient le plus est déclaré vainqueur.

Une première expérimentation sur internet

Ces nouveaux modes de vote cherchent à recueillir avec plus de précisions les opinions des électeurs que lors d’un scrutin à deux tours. "Le scrutin majoritaire à un ou deux tours mesure mal les opinions, il force l’électeur à voter pour un seul candidat alors qu’il a des opinions sur tous les candidats. Un électeur pourrait vouloir soutenir plusieurs candidats, apprécier peu le candidat pour qui il a voté, voter utile, voter pour, ou voter contre", résument les chercheurs du CNRS, cités par Libération. Le CNRS, en charge de la recherche, a commencé son expérimentation en début d’année en proposant ces différents modes de scrutin à une étude sur internet. Le site vote.imag.fr permet ainsi de se familiariser avec les modes d’élection alternatifs que sont le vote par note ou par approbation. Au total, ce sont plus de 27 000 personnes qui se sont intéressées à cette élection alternative. Un succès qui traduit l’envie des électeurs de voter davantage par conviction et d’éviter le "vote utile".

Un scrutin déjà appliqué à l’étranger

Si, en France, les modes alternatifs de scrutin peinent pour l’instant à se faire une véritable place dans les processus électoraux, certains votes alternatifs sont d’ores et déjà pratiqués à l’étranger. Le vote majoritaire est notamment pratiqué en Irlande, pour l’élection présidentielle, ainsi qu’en Australie, pour les élections législatives. Ainsi, les citoyens ne sont appelés qu’une fois aux urnes (contre deux en France). Chaque électeur classe les candidats par ordre de préférence et celui qui obtient le moins de voix est éliminé. Ses voix sont ensuite reportées vers le deuxième choix des électeurs ayant voté pour lui. Et ainsi de suite jusqu’à dégager un vainqueur. 

C.C