Migrants : Jude Law se rend à Calais

Jude Law (au micro) dans un théâtre informel de la "jungle" de Calais, le 21 février 2016 [PHILIPPE HUGUEN / AFP/Archives] Jude Law (au micro) dans un théâtre informel de la "jungle" de Calais, le 21 février 2016 [PHILIPPE HUGUEN / AFP/Archives]

La star de cinéma Jude Law et d'autres comédiens britanniques sont venus dimanche dans un théâtre informel de la "jungle" de Calais lire devant quelque 200 migrants des textes de réfugiés afin d'alerter l'opinion britannique sur le sort des mineurs isolés.

L'opération se voulait le prolongement de la lettre ouverte envoyée récemment à David Cameron, et signée par 100 personnalités britanniques dont Idriss Elba et Benedict Cumberbatch. Le courrier demandait notamment au Premier ministre d'accueillir les mineurs isolés vivant à Calais et ayant de la famille au Royaume-Uni.

A lire aussi : La moitié de la "Jungle" de Calais pourrait être évacuée

Jude Law, qui a joué dans "A.I.", "Sherlock Holmes", "The Grand Budapest Hotel" entre autres, est arrivé peu après midi dans la "jungle" où 3.700 migrants, selon un décompte de la préfecture du Pas-de-Calais, vivent dans la précarité.

Vêtu d'un bonnet, d'une épaisse veste rembourrée et de bottines vite recouvertes de boue, le célèbre acteur a traversé à pied le camp détrempé par les intempéries pour se diriger vers le dôme du Good Chance Theatre, créé par des associatifs anglais, a constaté un photographe de l'AFP.

Jude Law (d) dans la "Jungle" à Calais, le 21 février 2016 [PHILIPPE HUGUEN / AFP]
Photo
ci-dessus
Jude Law (d) dans la "Jungle" à Calais, le 21 février 2016

Devant un public de près de 200 migrants, Jude Law et d'autres comédiens britanniques, dont Tom Odell et Tom Stoppard, ont lu chacun leur tour des lettres de migrants présents dans la "jungle", accompagnés par de la musique traditionnelle afghane notamment. Le spectacle, qui était traduit en direct en arabe, kurde, pachtoune et farsi par des associatifs, a été salué par des applaudissements nourris.

Mi-janvier, le procès de Robert Lawrie, un ex-soldat britannique qui, bouleversé par la crise des migrants, avait tenté de faire traverser la Manche clandestinement à une fillette afghane, avait connu un retentissement médiatique important en Grande-Bretagne.

L'opération de dimanche survient dans un contexte tendu. L'Etat souhaite voir entre 1.000 et 2.000 migrants, selon les sources, quitter la partie sud du bidonville, une décision contestée devant la justice par une dizaine d'associations.

Vous aimerez aussi

Ailleurs sur le web

Derniers articles