La Grande vadrouille fête ses 50 ans

«La Grande vadrouille» a été le dernier projet commun de Bourvil et de Funès. «La Grande vadrouille» a été le dernier projet commun de Bourvil et de Funès. [© Studiocanal]

Le 8 décembre 1966 sortait sur les écrans «La grande vadrouille», un film qui allait entrer dans l’Histoire. La comédie culte de Gérard Oury, avec Louis de Funès et Bourvil, n’a toujours pas pris une ride, un demi-siècle après sa sortie.

Elu en juin dernier film préféré des Français, «La Grande vadrouille», avec ses 17,2 millions de spectateurs au box-office, a été jusqu’à la sortie de «Bienvenue les Ch’tis» le plus gros succès public de l’histoire du cinéma français. Le triomphe de ce film éternel, qui a bercé des générations entières de téléspectateurs, n’était pourtant pas couru d’avance. Car pour son réalisateur, il s’agissait de faire mieux que «Le Corniaud», son film précédent sorti un an et demi plus tôt avec le même duo d’acteurs Bourvil et de Funès.

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«L’ambition était d’égaler le succès du «Corniaud». On n’imaginait pas qu’on allait largement dépassé ce merveilleux succès» avoue Danièle Thompson, fille du réalisateur et cosignataire avec Marcel Jullian et lui du scénario. Brillant, le script a largement participé à la réussite de ce film touché par la grâce. Mais c'est surtout une alchimie heureuse entre des costumes et des décors merveilleux, une magnifique photographie, une mise en scène fluide et un rythme digne des meilleures comédies d'aventures américaines qui ont fait de ce road-movie avant l'heure un chef-d'oeuvre du septième art.

De sacrés acteurs

Séparé dans la plupart des séquences du «Corniaud», Bourvil et de Funès devaient, selon la volonté de Gérard Oury, apparaître le plus souvent ensemble à l’écran. «Mon père avait envie de les associer. Ces deux personnages, qui n’auraient jamais dû se connaître en temps normal, allaient être obligés d’être réunis.» ajoute Thompson. Ces deux têtes d’affiche, de Funès et Bourvil, laissaient enfin éclater au grand jour leur complémentarité. Et c’est l’opposition de ces protagonistes très différents - le musicien autoritaire, teigneux et l’homme du peuple profondément humain -, associée à des répliques cultes («Y’a pas d’hélice hélas. C’est là qu’est l’os») et des situations rocambolesques (la scène des bains turcs) qui a séduit un public toujours plus nombreux à travers les années.


Un film que l'on aime connaître par coeur

Déjà rediffusé dix-sept fois à la télévision, le film continue d’attirer les nouvelles générations. Les parents le montrent à leurs enfants et s’asseoient à côté d’eux pour le regarder jusqu’au bout. On continue de voir «La Grande vadrouille» précisément parce qu'on le connaît sur le bout des doigts. Pour Danièle Thompson, «le film est devenu une sorte d’ami de la famille». Pour preuve, les 50 000 spectateurs venus le revoir cet été en salles ou encore la récente sortie par Studiocanal d'un prestigieux coffret Blu-ray et dvd qui propose le film en version restaurée 4K accompagnée d'un documentaire et d'un livret de 68 pages inédits.

«La Grande vadrouille», de Gérard Oury, avec Louis de Funès et Bourvil, Coffret du 50ème anniversaire, Studiocanal, 29,99 €.

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