«Gilets jaunes» : la Confédération des commerçants indépendants demande au gouvernement d'«avancer les soldes»

En temps normal, les soldes ne débutent qu'à partir du mercredi 9 janvier 2019, mais le contexte particulier de cette fin 2018, pour les commerçants pénalisés par les manifestations des «gilets jaunes», change la donne. En temps normal, les soldes ne débutent qu'à partir du mercredi 9 janvier 2019, mais le contexte particulier de cette fin 2018, pour les commerçants pénalisés par les manifestations des «gilets jaunes», change la donne. [Philippe HUGUEN / AFP]

Le président de la Confédération des commerçants indépendants de France, Francis Palombi, a annoncé avoir demandé au gouvernement d'avancer les soldes d'hiver d'une semaine en janvier.

En temps normal, les soldes ne débutent qu'à partir du mercredi 9 janvier 2019, mais le contexte particulier de cette fin 2018, pour les commerçants pénalisés par les manifestations des «gilets jaunes», change la donne. 

Démarrer janvier «dans des conditions pas trop catastrophiques»

«J'ai rencontré la secrétaire d'État auprès de Bruno Le Maire [Agnès Pannier-Runacher], je lui ai suggéré que peut-être, ce serait bien de commencer les soldes au 2 janvier ou au 3 janvier (…) Cela pourrait permettre de démarrer janvier dans des conditions pas trop catastrophiques, à la condition que les 'gilets jaunes' ne soient pas à nouveau en mobilisation sur les ronds-points, à l'entrée des villes», a expliqué ce mercredi 26 décembre sur franceinfo Francis Palombi. 

Il a précisé que la perte moyenne de chiffre d'affaires pour les commerces indépendants au mois de décembre est de «25%», par rapport à la même période l'an dernier. «Il y a des petites ou moyennes villes qui n'ont pas été touchées, mais la plupart l'ont été» à cause des manifestations des 'gilets jaunes' qui ont «donné une très mauvaise image de la France», a-t-il poursuivi.

«25% de moins pour des très petites entreprises, c'est énorme (…) Cela nous replace dans le contexte que nous avons vécu assez récemment avec les attentats. C'est à peu près le même impact», a estimé Francis Palombi. «Quelques commerces indépendants» qui étaient déjà «très fragiles» envisagent de «réduire leurs effectifs», a-t-il affirmé. «C'est grave (…) stop aux manifestations !», a-t-il ajouté.

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