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Rio 2016 : le compteur de médailles toujours bloqué pour la France

Le Français Camille Lacourt déçu après sa 5e place sur 100 m dos, le 8 août 2016 aux JO à Rio [CHRISTOPHE SIMON / AFP] Le Français Camille Lacourt déçu après sa 5e place sur 100 m dos, le 8 août 2016 aux JO à Rio. [CHRISTOPHE SIMON / AFP]

Trois jours aux JO, une seule médaille : la France fait des débuts laborieux aux Jeux de Rio et même Camille Lacourt, vice-champion du monde sur 100 dos, a calé lundi soir, incapable de monter sur le podium en finale.

Le beau gosse de la natation française pensait reléguer aux oubliettes sa 4e place de Londres en 2012. Raté : il a reculé d'une place lundi soir dans le bassin de Barra, pour finir à une triste 5e place, loin d'un podium dominé par l'Américain Ryan Murphy. 

Si les Bleus avaient fait parler d'eux dimanche dans la piscine de Barra, avec le relais 4x100 m, dauphin d'un quatuor américain royal avec Michael Phelps, ils n'ont pas récidivé mardi. Seul Lacourt avait atteint une des quatre finales de la soirée, sans succès donc.

Polémique sur le dopage

Et ce sont des nageurs parfois sulfureux qui ont été couronnés ou médaillés. Avec Sun Yang d'abord, titré sur 200 m nage libre, la distance qui avait sacré Yannick Agnel en 2012 à Londres. Puis Yuliya Efimova ensuite, en argent sur 100 m brasse, derrière l'Américaine Lilly King, la nouvelle reine de la distance. Leur point commun ? Avoir tous les deux été suspendus pour dopage.

Pour le Chinois de 24 ans, c'était en 2014. Contrôlé positif à un produit supposé prévenir les angines de poitrine, le double champion du monde en titre avait écopé de trois mois de suspension. Pour la Russe, ce fut d'abord une suspension de 16 mois en 2014, pour un contrôle positif à un stéroïde. Puis, en mars 2016, un nouveau contrôle positif, au Meldonium, un médicament très à la mode dans le sport russe avant son interdiction le 1er janvier.

Et tous les deux n'ont pas reçu le même accueil du public: l'indifférence pour Sun, l'hostilité et les sifflets pour Efimova, repêchée de justesse pour les Jeux vendredi soir, quelques minutes avant la cérémonie d'ouverture au Maracana, malgré l'accablant dossier McLaren sur le dopage d'Etat russe.

Si le CIO espérait que le dopage cède la place au sport, c'est donc raté. Sans compter avec le potentiel scandale qui a émergé lundi matin, autour de la première médaillée de l'histoire du Kosovo, la judoka Majlinda Kelmendi. Coupable d'avoir refusé de se soumettre à un contrôle antidopage en juin, en France, la championne olympique est sous le coup d'une suspension provisoire.

Du côté français, ce sont plutôt les piètres performances qui ont fait parler depuis le début de ces Jeux. Zéro pointé pour le judo et l'escrime, bérézina au tennis, avec en prime lundi la sortie de Tsonga : la météo bleue est resté au gris lundi à Rio.

Et le seul rayon de soleil est venu de la baie de Guanabara et de la véliplanchiste Charline Picon, championne du monde 2014, en tête au général après trois régates.

Pour les basketteurs bleus, avant de parler de médailles, il était d'abord question d'honneur à sauver, après une rentrée ratée samedi face à l'Australie (87-66). Opération réussie : la bande de Tony Parker a battu la Chine 88-60.

Le meneur de jeu de l'équipe de France de basket Tony Parker face à la Chine, le 8 août 2016 aux JO à Rio [Mark RALSTON / AFP]
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Le meneur de jeu de l'équipe de France de basket Tony Parker face à la Chine, le 8 août 2016 aux JO à Rio

 

La tendance va-t-elle s'inverser mardi pour l'équipe de France olympique ? C'est possible, avec plusieurs grosses chances de podiums dans les rangs bleus, et notamment les trois épéistes de l'escrime, dans le sillage de Gauthier Grumier, le N.1 mondial.

Du côté de la piscine, une seule finale pourrait permettre aux Français de décrocher une médaille mardi: le relais 4 x 200 m nage libre, avec la dernière course de Yannick Agnel sous le maillot bleu.

Victime d'un coup de déprime prononcé, le champion olympique de Londres avait annoncé sa retraite dimanche. Ce sera donc pour ce soir. En face de lui le Niçois retrouvera son maître, celui à qui il avait souvent été comparé: le roi Michael Phelps.

Pour l'Américain, pas de coup de blues par contre. Avec ce relais et la finale du 200 m papillon qui précédera, le "Kid de Baltimore" pourrait atteindre le seuil des 25 médailles, dont 21 en or !

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