Jul, Ninho, SCH, Orelsan, Soprano… A la scène, les rappeurs optent pour un nom différent de leur état civil. Plus court, plus percutant, plus imagé, voici comment ces célèbres rappeurs ont choisi leur nom de scène.
Jul
Plus gros vendeur dans l'histoire du rap français, Jul, de son vrai nom Julien Mari, a choisi la simplicité et l'efficacité. Après avoir à ses débuts jeté son dévolu sur le pseudonyme «Juliano 135», clin d'œil à son quartier du 135, Chemin de Saint-Jean du Désert, dans le 5e arrondissement de Marseille, selon Gentside, il décide finalement de se rebaptiser Jul, utilisant les trois premières lettres de son prénom. Trois lettres, qu'il a déclinées par la suite en véritable signe de ralliement. En effet, le fameux geste du rappeur de 34 ans, qui réunit ses deux mains mimant chacune une sorte de pistolet - renvoie tout simplement à son pseudonyme et forme les lettres «J», «U» et «L».
SCH
Autre rappeur incontournable de la scène marseillaise, SCH, 31 ans, a lui aussi opté pour un pseudonyme aux airs d'acronyme. Un nom formé cette fois par les premières lettres de son nom de famille, que Julien Schwarzer de son vrai nom, a choisi en 2014, après avoir œuvré sous le pseudonyme de «Schneider», à ses débuts. En utilisant cet acronyme, il offre également une continuité à ce premier pseudo, commançant lui aussi par les lettres «S», «C» «H».
Ninho
Le francilien de 28 ans - star du rap français dont les deux dates au Stade de France les 2 et 3 mai 2025 se sont arrachées en quelques heures en janvier et février dernier - s'est de son côté tourné vers un nom de scène aux sonorités latines. Un choix que William Nzobazola de son vrai nom, avait expliqué à Sud Ouest en 2021, confiant qu'il s'agissait du surnom que «les grands de la cité donnaient aux petits, les ‘niños’ (enfants en français ndlr)». El Ninho a bien grandi depuis et s'apprête à entrer dans le cercle fermé des rappeurs ayant joué au Stade de France et ses 80.000 places comme Soprano, Gims et Booba, avant lui.
Tiakola
Sous le feux des projecteurs depuis 2022 et la sortie de son premier album «Mélo», qui lui a valu d'être nommé aux Victoires de la musique l'année dernière, Tiakola, William Mundala de son vrai nom, doit son nom de scène à un surnom. Celui que lui donnait un ami de sa ville, avait expliqué en 2021 à Konbini le jeune homme originaire du quartier des 4000 à la Courneuve. Un pseudo qui selon lui avait une sonorité unique.
Guy2Bezbar
Le rappeur et footballeur Guy2Bezbar a fait sensation cet été avec son titre «Monaco». Connu à l'état civil sous le nom de Guy-Fernand Kapata, c'est en référence à son quartier de Barbès dans le 18e, à Paris, traduit en verlan, que l'artiste de 26 ans a choisi son pseudonyme. Il y a accolé son prénom, donnant ainsi naissance à Guy2Bezbar.
Gazo
Devenu en quatre ans une véritable star du rap - sacré artiste masculin de l'année en février dernier lors de la deuxième édition des Flammes, cérémonie consacrée aux musiques urbaines - Gazo est lui aussi allé chercher du côté de son quartier pour trouver son pseudonyme. Dérivé du mot «gars», c'est en effet comme ça qu'Ibrahima Diakité, de son vrai nom, et ses amis s'appelaient entre eux, avait raconté l'artiste à RapCity l'année dernière.
Soprano
De son vrai nom Saïd M'Roumbaba, le rappeur marseillais de 45 ans est évidemment plus connu sous le nom de Soprano. Un pseudo qui lui a été donné par ses amis d’enfance pour une raison tout simplement musicale. Le cofondateur des Psy 4 de la rime était en effet surnommé dans sa jeunesse le soprano en raison de sa voix haut perchée, les Soprano ayant à l’opéra la voix la plus aigue, mais aussi la plus grande amplitude vocale.
Orelsan
Figure incontournable de la scène rap hexagonale, Orelsan, 42 ans, a quant à lui puisé dans sa passion pour le Japon afin de créer son pseudonyme. Car si Orel fait référence à son prénom, Aurélien Cotentin de son vrai nom y a apposé le terme «san». Un mot qui en au pays du soleil levant signifie «monsieur».
Gims
Maître Gims, qui cet été a encore fait sensation avec deux titres, «Spider» et «Sois pas timide», s'est inspiré non seulement des arts martiaux et des mangas mais aussi des séries US pour choisir son nom de scène. «Gims» étant le surnom que lui donnait son grand frère, trouvant que cela ressemblait «à des noms américains de séries, comme Gibbs, Jim, James», avait confié l'artiste à TV Mag le Figaro en 2020, et «maître» faisant référence à l'univers des arts martiaux et des mangas. Mais en 2019, Gandhi Djuna de son vrai nom, avait fait savoir qu'il souhaitait faire évoluer son pseudonyme et s'appeler tout simplement Gims. En cause ? Le terme «maître» était parfois pris trop au sérieux et le gênait, avait expliqué l'artiste de 38 ans sur le plateau de C à vous.
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