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Le chanteur Max Romeo, légende du reggae, est mort

En 2023, il s’était lancé dans une longue tournée d’adieu et avait encore quelques dates programmées cet été, [Mark J. Golding / X]

Le musicien Max Romeo, légende du reggae, célèbre pour son album «War Ina Babylon», est décédé ce vendredi 11 avril à l'âge de 80 ans. 

Le reggae perd un de ses géants. Après U Roy, Bunny Wailer, Lee «Scratch» Perry, et Cecil «Skelly» Spence (Israel Vibration), Max Romeo, pionnier mondial de ce genre musical qui a émergé dans les années 1960, s'est éteint ce vendredi 11 avril en Jamaïque alors qu’il était admis depuis trois jours à l’hôpital en raison de difficultés respiratoires.

Le natif de Kingston, travailleur dans une plantation de canne à sucre, a très vite troqué sa lame de scie pour le micro. Maxwell Livingston Smith, de son vrai nom, se lance dans la musique dès le début des années 1960. Ses premiers singles, réalisés au sein d'un groupe nommé The Emotions, séduisent un public adepte de reggae et de morceaux sentimentaux. Ce qui lui donnera rapidement son nom de scène : Max Romeo. 

1976, l'apogée musical 

C'est en 1969 qu'il connaît son premier succès en solo avec «Wet Dream». Cependant, la chanson est vite bannie à la radio, comme sur la BBC, où les présentateurs lui reprochent des paroles trop sexualisées. 

Imprégné par les considérations sociales, à une époque où la violence des gangs était exacerbée par les rivalités politiques, Max Romeo embrasse le mouvement rastafari. Un engagement politique et biblique qui lui servira à écrire en 1976 son quatrième album «War Ina Babylon», considéré comme un chef-d'œuvre du genre. Les titres «One step forward» et «Chase the devil» inspirent encore aujourd'hui des artistes comme Jay-Z, Kanye West ou The Prodigy. 

Max Roméo était un style, une voix céleste qui n'a jamais laissé indifférent. En 2023, il s’était lancé dans une longue tournée d’adieu et avait encore quelques dates programmées cet été, dont le festival No Logo BZH de Saint-Malo. Cette même France pour laquelle il a eu tant d'admiration au point de déclencher en 2007 une polémique en déclarant que le véritable bastion du reggae n’était pas la Jamaïque, mais… la France.

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