Attendu en salles ce mercredi, «Ballerina» vient s’ajouter à la galaxie John Wick avec un film dans la pure veine de la saga avec Keanu Reeves. Ana de Armas se révèle convaincante dans le rôle d’une tueuse prête à tout pour venger la mort de son père.
Une recette qui a fait ses preuves. Spin-off de la saga «John Wick», «Ballerina» qui sort au cinéma ce mercredi 4 juin, permet aux spectateurs de retrouver l’ambiance de la franchise popularisée par Keanu Reeves avec ce film dans lequel ils retrouvent de nombreux visages connus. Dont le personnage de Baba Yaga en personne. Le rôle principal est tenu par Ana de Armas, qui se révèle absolument parfaite dans les scènes d’action orchestrée par le réalisateur Len Wiseman, connu pour son travail sur la saga «Underworld».
L’histoire est celle d’Ève Maccaro, une jeune femme traumatisée par l’assassinat de son père par une mystérieuse organisation dont les membres présentent tous le même signe distinctif : une cicatrice en forme de croix au poignet. Confiée à l’organisation Ruska Roma dès l’adolescence par l’entremise de Winston, le gérant de l’hôtel Continental, Ève va suivre la formation impitoyable imposée par la Directice (Anjelica Huston) pour devenir une redoutable tueuse.
Quand elle aperçoit une croix au poignet d’un homme lors d’une mission, elle décide de retrouver la trace des responsables de la mort de son père. Elle croise alors le chemin d’un homme qui, comme son paternel, tente d’échapper avec sa fille à ce qu’il présente comme une secte à laquelle il semble quasiment impossible d’échapper. Qui sont-ils ? Et quel est le lien d’Ève avec ces personnes ? La vérité se révèlera plus complexe qu’il n’y paraît.
Simple et efficace
Les fans de John Wick ne seront pas déçus devant «Ballerina». Le film de Len Wiseman respecte le cahier des charges à lettre, tout en ayant la courtoisie de pimenter un peu l’ensemble en faisant preuve d’originalité dans l’usage de nouvelles armes, de scènes de combat toujours plus spectaculaires et un antagoniste au profil astucieux.
On y croise les piliers de la saga originale, dont le regretté Lance Reddick (Charon), et évidemment Keanu Reeves dans la peau de John Wick pour un moment qui dépasse la simple apparition, les événements du film se déroulant au même moment que «John Wick : Parabellum». La présence de Norman Reedus, star de la série «The Walking Dead», est elle aussi bienvenue. Gabriel Byrne apporte ce qu’il faut de charisme au rôle du méchant.
Si on devait toutefois émettre une critique, ce serait peut-être la déception de ne pas retrouver le second degré de «John Wick : Chapitre 4». «Ballerina» a tendance à se prendre un peu trop au sérieux là où la saga originale savait proposer des moments de relâche à travers certains dialogues ou certaines scènes tellement ubuesques qu’elles permettaient de souligner que ces films d’action ne sont rien de plus, ni de moins, que des défouloirs XXL sans autre objectif que de vous en mettre plein la vue à travers un déploiement de bastons et de fusillades ultra-chorégraphiées. Et c'est très bien comme ça.