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Editions Grasset : Vincent Bolloré répond aux attaques et dénonce «une petite caste qui se croit au-dessus de tout et de tous»

L'homme d'affaires breton a souligné le bilan économique difficile traversé par la maison Grasset. [Thomas SAMSON / AFP]

Vincent Bolloré a tenu à clarifier la situation après l'annonce du départ du PDG des éditions Grasset, Olivier Nora. L'homme d'affaires assure dans les colonnes du JDD, ce dimanche 19 avril, que la maison d'édition «continuera».

Une prise de parole claire. Ce dimanche, Vincent Bolloré a publié une tribune dans les colonnes du JDD pour répondre à la fronde menée par 170 écrivains dénonçant le départ d'Olivier Nora, à la tête de la maison d'édition Grasset depuis 26 ans. 

S'exprimant rarement dans les médias, Vincent Bolloré s'est étonné du «séisme» que cette décision, annoncée le mardi 14 avril, aurait provoqué dans le secteur de l'édition. Selon lui, le départ d'Olivier Nora est lié à plusieurs facteurs. Le premier étant le plus symbolique puisqu'il est lié au prochain livre de Boualem Sansal qui a récemment rejoint Grasset. L'auteur doit publier sa prochaine œuvre le 6 juin prochain en librairie. Or, Olivier Nora «voulait le sortir à la fin de l'année - ce qui était contraire à la volonté de la direction de Hachette, qui est le réel propriétaire de Grasset», résume Vincent Bolloré, qui a rappelé en préambule qu'il n'occupait aucune fonction chez Hachette.

«cela touche Une petite caste»

Deuxièmement, l'homme d'affaires breton a souligné le bilan économique difficile traversé par la maison Grasset, dont le chiffre d'affaires est passé de 16,5 millions d'euros en 2024 à 12 millions d'euros en 2025, tandis que son «résultat opérationnel -, qui était de 1,2 million d'euros en 2024, a diminué de moitié pour ne représenter plus que 0,6 million en 2025». Des chiffres jugés «décevants» par Vincent Bolloré qui explique que «pendant ce même temps, la rémunération annuelle d'Olivier Nora est passée de 830.000 euros à 1,017 million d'euros».

Pour finir, il s'interroge sur l'ampleur prise par cette décision. «Comment cette affaire peut-elle faire autant de vacarme ? Simplement parce que cela touche une petite caste qui se croit au dessus de tout et de tous et qui se coopte et qui se soutient, et qui, grâce à sa capacité de fracas médiatique, fait peur à beaucoup», estime l'homme d'affaires avant de conclure : «N'ayons pas peur ! Grasset continuera».

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