Il y a un an, Marjane Satrapi perdait son époux, Mattias Ripa, un économiste de formation né en Suède, qui l’avait accompagné dans tous ses projets. Il était âgé de 53 ans.
Ils étaient inséparables. Marjane Satrapi est «morte de tristesse un peu plus d'un an après le décès de Mattias Ripa, son mari et l'amour de sa vie», ont précisé les proches de l’artiste franco-iranienne de 56 ans dans un communiqué, jeudi 4 juin. C’est le 8 avril 2025 que cet économiste de formation est décédé, à l’âge de 53 ans.
Né en Suède en 1972, Mattias Ripa avait rencontré Marjane Satrapi à Paris pendant une année d’échange universitaire. Un an après, ils célébraient leur mariage pour ne plus jamais se quitter. Mattias Ripa a participé activement à tous les projets de son épouse, s’engageant à ses côtés pour la réalisation de son premier court-métrage d’animation, alors qu’elle était encore étudiante aux Arts décoratifs de Strasbourg.
Une fondation à leur image
Mattias Ripa sera incontournable dans l’œuvre de Marjane Satrapi, en tant que financier, producteur, acteur, ou encore co-scénariste. Le jour de son décès, elle avait partagé sa douleur immense de perdre «l’homme et l’amour de ma vie (…) après trente et une années d’une merveilleuse vie commune», dans le faire-part transmis aux journaux Le Monde et Le Figaro.
Le 23 février dernier, Marjane Satrapi se réjouissait de la création de la «Fondation pour le cinéma Mattias et Marjane Ripa-Satrapi», dont la mission principale est de soutenir des étudiants étrangers dans leur projet de venir étudier le cinéma à Paris.
«Cette fondation est la suite logique de tout ce que mon mari et moi avons défendu toute notre vie. L’objet de cette fondation est à notre image : deux étrangers à Paris, qui se sont rencontrés, sont tombés amoureux, se sont mariés et ont construit cette vie dans cette incroyable ville, vibrante et inspirante qui ne laisse personne indifférent. Je tiens à rencontrer et accompagner chaque année les deux artistes boursiers sélectionnés, à échanger avec eux et à les guider dans leurs parcours», avait-elle écrit.