Les 5 séries qui vont vous faire aimer la rentrée

«The State» suit quatre jeunes britanniques ayant décidés de se battre au sein de l'armée de l'Etat Islamique.[© Channel 4 ]

Les vacances sont terminées. Pour mieux accepter la triste réalité de la rentrée, nous avons sélectionné pour vous cinq séries susceptibles d'aider cette difficile transition.

Car la fin de la période estivale signifie également le plein de nouveautés à la télévision, notamment dans le domaine des séries. Et en voilà justement cinq qui ne devraient pas laisser les téléspectateurs insensibles.

« The State », à partir du 4 septembre sur Canal+

C’est la mini-série coup de poing à ne surtout pas manquer. Ecrite et réalisée par Peter Kosminsky, «The State» suit le parcours de quatre jeunes britanniques - Jalal qui veut suivre l’exemple de son frère aîné, et qui est accompagné de son meilleur ami Ziyaad, Shakira, médecin et mère célibataire qui emmène avec elle son fils de 9 ans, et Ushna, une adolescente radicalisée sur Internet qui espère remplir son devoir religieux - qui décident de tout quitter pour partir rejoindre les rangs de Daesh en Syrie. L’auteur-réalisateur délivre une fiction d’une incroyable intensité, et s’attache à montrer la réalité des conditions de vie, l’entraînement des combattants, etc. à travers le regard de chacun des protagonistes. Certains tombent dans l’aveuglement total, d’autres découvrent avec effroi l’envers du décor.

Ultra-documentée, «The State» se positionne comme un «antidote à la simplification de la pensée», selon les termes de Peter Kosminsky rapportés par The Guardian. «Dire que ce sont tous des fous ne nous aide pas vraiment à comprendre ce qui se passe, à en saisir les fondements, et ainsi mieux le combattre», poursuit-il. Une série en quatre épisodes à découvrir le 4 et 11 septembre sur Canal+.

«The Deuce», à partir du 11 septembre sur OCS City

«The Deuce» porte l'empreinte de David Simon (The Wire, Show me a hero), et rien que pour ça, elle vaut le détour. Les huit épisodes de cette série plongent les téléspectateurs dans les quartiers malfamés du New York des années 1970 où des films pornographiques amateurs, tournés à la chaîne et de mauvaise qualité, sont vendus sous le manteau. Jusqu’à ce qu’une poignée d’individus, dont deux frères jumeaux, Vincent et Frankie Martino (interprétés par James Franco), propriétaires d’un bar servant de couverture à la mafia locale, ainsi que Candy, une prostituée visionnaire, ne comprennent le potentiel se cachant derrière ce commerce prometteur.

Selon l’écrivain et scénariste George Pelecanos, l’idée de cette série est née suite à leur rencontre avec Vincent Martino qui, avec son frère, a été témoin de la naissance de l’industrie pornographique. Et qui a partagé son histoire avec lui et David Simon. « David et moi n’avions pas particulièrement envie de faire une série sur l’industrie pornographique. Mais ces personnages étaient bien trop passionnants pour les ignorer. Ils écrivaient les règles d’un monde qui n’en avait aucune et une fois que nous avions entendu leur histoire, il était impossible de les oublier. Leur faire justice et honorer leur humanité a nécessité un équilibre fragile entre ce que nous racontions et comment nous le racontions», confie-t-il.

«Kim Kong», à partir du 14 septembre sur Arte

Dans «Kim Kong», Jonathan Lambert incarne Mathieu Stannis, un réalisateur aigri enchaînant les films à gros budget. Au bout du rouleau, écœuré par ce qu’il est devenu, il envisage de tout plaquer. Mais un soir, deux hommes se présentent à sa porte et le kidnappent. Mathieu Stannis se réveille dans la capitale d’une dictature asiatique. Le leader local est un grand admirateur de son travail et souhaite qu’il réalise une nouvelle adaptation de King Kong (qui dans le scénario a été libéré par Donald Trump) dont il a lui-même écrit le scénario. Mathieu refuse. Mais après quelques mois en prison, et face à l’impuissance manifeste de l’ambassadeur français à lui proposer une alternative, il décide de se lancer dans la réalisation de ce film improbable.

Etonnante et drôle, cette série en trois épisodes se laisse regarder avec beaucoup de plaisir. Jonathan Lambert y est bien entouré – Frédéric Chau et Audrey Giacomini, entre autres – et la réalisation est soignée. «L’humour ne reposait pas sur mon personnage, mais sur les situations, ce qui m’amenait sur un terrain que je n’avais jamais vraiment eu l’occasion de pratiquer. Je n’avais pas besoin de mettre un masque, d’être dans l’outrance – ce que par ailleurs j’aime beaucoup faire, de manière un peu subtile j’espère – car quand une situation est drôle ou folle, il ne faut pas en rajouter, parce qu’on risque de lui enlever toute vérité et de perdre le spectateur», explique le comédien. «Par ailleurs, au-delà de la comédie, il y avait dans cette histoire une dimension très touchante. J’ai été sensible à ce mélange d’audace et de sincérité», précise-t-il.

«Star Trek : Discovery», à partir du 25 septembre sur Netflix

C’est sur Netflix que «Star Trek - Discovery» fera son retour en France (aux Etats-Unis, elle est produite par la chaîne CBS) avec quinze épisodes qui seront dévoilés chaque semaine, et en deux parties. Les huit premiers le seront entre le lundi 25 septembre et le lundi 6 novembre. Le reste à partir du mois de janvier 2018. L’histoire se déroule une dizaine d’années avant les aventures du capitaine Kirk dans la série originale diffusée entre 1966 et 1969. Les téléspectateurs y découvriront de nouvelles espèces d’aliens et de nouveaux univers.

Dans le rôle principal, à savoir celui du lieutenant Michael Burnham, les fans de «The Walking Dead» reconnaîtront Sonequa Martin-Green (qui jouait Sasha dans la série) qui fera partie de l’équipage du vaisseau baptisé Discovery. Michelle Yeoh jouera celui du capitaine Georgiou. Jason Isaacs (The OA) est lui aussi au générique. Initialement pilotée par Bryan Fuller, qui a été remplacé plus tard par Gretchen J. Berg et Aaron Harberts, la série a connu de multiples contretemps avant son lancement à la fin du mois de septembre. Et d’après la bande annonce, l’attente pourrait être totalement justifiée.

Mindhunter, à partir du 13 octobre sur Netflix

Décidemment, les années 1970 sont à la mode à la télévision. «Mindhunter» et ses dix épisodes sont attendus à la mi-octobre avec beaucoup d’impatience. Pourquoi ? David Fincher est aux commandes (et à la réalisation des deux premiers épisodes), Charlize Theron l’accompagne à la production exécutive, et l’histoire se base sur un bestseller co-écrit par un ancien agent du FBI, John Douglas, et l'auteur Mark Olshaker, qui recense les témoignages de plusieurs serial-killers aux Etats-Unis.

Et c’est justement l’histoire que raconte «Mindhunter», à savoir la naissance du métier de «profiler» en charge de traquer les tueurs en série qui sèment la mort à travers les Etats-Unis, à travers les travaux initiés par cet agent visionnaire qui permettra la naissance du profilage criminel.  

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