Le Goncourt décerné à Eric Vuillard, le Renaudot à Olivier Guez

Eric Vuillard et Olivier Guez ont respectivement reçu le prix Goncourt et le prix Renaudot. Eric Vuillard et Olivier Guez ont respectivement reçu le prix Goncourt et le prix Renaudot.[Capture écran]

L'auteur Eric Vuillard a reçu le prix Goncourt pour son roman «L'ordre du jour» paru aux éditions Actes Sud. 

Le prix Goncourt, la plus haute récompense littéraire française de l'automne, a été désigné au troisième tour. Le jury a fait cette annonce depuis le restaurant Drouant à Paris comme le veut la tradition. Eric Vuillard succède à Leïla Slimani, lauréate 2016 pour «Chanson douce».

Vuillard n'était pas donné comme favori mais il est un auteur très prisé de la critique depuis de nombreuses années et les spécialistes voyaient dans cet ouvrage un très sérieux compétiteur face aux trois autres romanciers en lice : Yannick Haenel pour «Tiens ferme ta couronne», Véronique Olmi donnée comme favorite avec «Bakhita» et enfin Alice Zeniter avec «L'art de perdre». 

«L'ordre du jour» revient sur les événements qui ont précédé l'Anschluss en 1938 (l'invasion de l'Autriche par l'Allemagne nazie, ndlr). L'ouvrage, relativement court, déploie un style simple et efficace, presqu'ironique parfois et flirte souvent avec l'essai historique. Certains détracteurs y voyaient d'ailleurs un point faible pour l'obtention du prix. 

Paru chez Actes sud, la maison d'édition de Françoise Nyssen, ministre de la Culture, «L'ordre du jour» est sorti au printemps, une singularité qui avait été relevée du fait qu'en général ce ne sont que les ouvrages sorti à l'automne qui apparraissent dans les sélections des prix littéraires de la rentrée. Vuillard a d'ailleurs avoué avoir été étonné que son livre figure sur la liste du Goncourt. 

Modeste devant les micros des journalistes ou aux côtés des jurés du prix, Eric Vuillard a concédé «ne penser à rien de particulier» en recevant le prix ce lundi. Il a tout de même synthétisé que son livre parlait de «la compromission (...) d'une société et des ses élites qui se corrompent plus ou moins consciemment». 

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© Actes Sud 2017

Le prix Renaudot a, quant à lui, été décerné à Olivier Guez pour «La disparition de Josef Mengele» (Editions Grasset), qui revient sur la vie de 1945 à sa mort en 1979 du bourreau nazi.

Les deux prix, qui seront les best-sellers de cet automne donc, ont plongé leur regard sur la même thématique des criminels nazis. 

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© Grasset 2017

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