ONPC : face à Kiddy Smile, Charles Consigny crée le malaise

Après avoir complimenté Kiddy Smile, Charles Consigny a refroidi l'ambiance. [Capture d'écran Youtube]

Le successeur de Yann Moix dans l'émission «On n'est pas couché», sur France 2, fait déjà parler de lui. Pour sa deuxième apparition au côté de Christine Angot, dans l'émission diffusée samedi soir, Charles Consigny a tenu des propos jugés offensants à l'encontre d'un invité.

Et ce soir-là, celui qui se confrontait aux critiques du plateau de Laurent Ruquier était le DJ Kiddy Smile, personnalité phare du mouvement voguing. 

Il s'était fait connaître du grand public après sa performance dans la cour de l'Elysée pour la Fête de la musique. Lors de cette soirée, il portait un T-shirt sur lequel on pouvait lire : «Fils d’immigré, noir et pédé».

Après avoir complimenté le jeune artiste, le polémiste a refroidi l'ambiance, estimant que le message de revendication, que Kiddy Smile portait cette nuit-là, n'était plus très légitime (la séquence est visible à partir de 25:00 sur la vidéo ci-dessus.)

«Quand vous dites 'Fils d’immigrés, noir et pédé', […] que vous êtes dans cette revendication-là, moi je suis juste un peu plus circonspect parce que je pense qu’en réalité les choses ont beaucoup changé ces derniers temps», a-t-il commencé par déclarer. «Dans les domaines de la mode, de la musique, de la télé, des médias, aujourd’hui, en réalité, c’est presque plus facile de réussir quand on est fils d’immigrés, noir et pédé que quand on est fils de Français de souche, blanc et hétérosexuel», a ajouté le chroniqueur.

Sur le plateau, l'invité et Christine Angot n'ont pas caché leur malaise après la remarque de Charles Consigny. «Je trouve ça horrible ce que vous dites», a lancé Kiddy Smile. «Moi aussi», est intervenue la chroniqueuse qui a spontanément pris le parti de l'artiste.

«Pas plus facile, mais il y a une bienveillance médiatique qui est une réalité», a tenté de nuancer le polémiste, immédiatement recadré par Laurent Ruquier lui-même : «Encore faut-il y arriver à la bienveillance médiatique».

«Sur la facilité d’être noir, laissons quelqu’un qui est noir en parler», a conclu Christine Angot.

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