Les monnaies locales ont la cote en France

Villeneuve-sur-Lot a lancé en 2010 sa monnaie locale nommée l'Abeille.[CC / Marcel Musil]

Cinq ans après la création de "L'Abeille", première monnaie locale initiée en France, les représentants du réseau national des monnaies complémentaires, réunis ce week-end pour trois jours à Bidart (Pyrénées-Atlantiques), se félicitent du développement du phénomène.

 

"Il y a actuellement trop de problèmes pour que les gens ne se posent pas de questions d'un point de vue économique, écologique et sur le développement local", a expliqué à l'AFP un des responsables du réseau, Philippe Le Noble, fondateur de L'Abeille, première monnaie locale lancée en 2010 à Villeneuve-sur-Lot (Lot-et-Garonne). 

Près d'une centaine de personnes sont réunies à Bidart, depuis vendredi et jusqu'à dimanche, pour les 11e Rencontres des monnaies locales complémentaires (MLC), qui, selon leurs promoteurs, "ont vocation à favoriser les échanges infra-territoriaux en relocalisant une partie de l'économie et en soutenant des initiatives locales, telles que la défense de l'agriculture paysanne ou la promotion de projets écologiques".  Les participants représentent une trentaine de monnaies déjà en circulation ou en projet en France. Toutes ces monnaies sont placées sous la supervision de la Banque de France.

 

Pression sur les pouvoirs publics

"Le nombre de monnaies reste faible du point de vue de l'impact économique, mais il y a beaucoup de projets, une trentaine actuellement selon un rapport remis en avril à la secrétaire d’État chargée de l'Économie sociale et solidaire Carole Delga", a souligné auprès de l'AFP Dante Edme-Sanjurjo, co-président d'Euskal Moneta qui émet l'Eusko au Pays Basque. Créée en 2013, cette monnaie est aujourd'hui la plus développée du réseau, avec 2.700 utilisateurs et l'équivalent de 370.000 euros en circulation. Un projet de carte de paiement est même à l'étude, ce qui constituerait une première nationale, selon ses initiateurs.

Pour les représentants du réseau, les rencontres de Bidart permettent un partage d'expériences. Il s'agit aussi de se coordonner pour faire pression sur les pouvoirs publics. Ils se félicitent notamment de la "loi relative à l’Économie sociale et solidaire de juillet 2014 qui reconnaît ces monnaies", mais demandent à "aller plus loin" pour leur extension et leur promotion.

 

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