Croissance nulle au deuxième trimestre

Malgré une croissance nulle au deuxième trimestre, le ministre des Finances Michel Sapin maintient l'objectif de 1% de croissance en 2015.[AFP / ARCHIVES]

L'activité économique française a stagné au deuxième trimestre, avec une stabilité du produit intérieur brut (PIB) alors qu'il était attendu en croissance de 0,3%, a annoncé l'Insee vendredi 14 août dans une première estimation pour cette période. L'Insee a cependant révisé à la hausse son estimation de la croissance du produit intérieur brut au premier trimestre (+0,7% au lieu de +0,6%). 

 

Moteur attendu d'une reprise économique durable, l'investissement des entreprises a ralenti au deuxième trimestre (+0,2% après +0,6% au premier trimestre), tandis que la consommation des ménages qui contribue traditionnellement en France à la solidité de l'activité a fortement décéléré (+0,1% après +0,9%). Le commerce extérieur a contribué positivement à l'évolution du PIB (+0,3 point après -0,3).

Ce sont surtout les variations de stocks (-0,4 point) qui ont plombé la croissance. "Le déstockage concerne notamment le matériel de transport et les produits pétroliers raffinés", explique l'Institut national de la statistique et des études économiques dans un communiqué. La production de biens et services est restée quasi stable (-0,1% après +0,8%).

 

Sapin maintient l'objectif de 1% de croissance

"Après un premier trimestre très dynamique, le niveau de l'activité se maintient. A fin du premier semestre, l'acquis de croissance est de 0,8%, ce qui conforte notre objectif de 1% pour l'année 2015", a cependant estimé le ministre des Finances Michel Sapin dans une déclaration écrite à l'AFP. L'acquis de croissance correspond au chiffre annuel que l'on peut attendre si les trimestres suivants devaient enregistrer une croissance zéro.

Autre élément marquant de cette première estimation, l'investissement des ménages accentue encore son recul au printemps (-1,6% après -1,1%).

Les exportations ont en revanche accéléré (+1,7% après +1,3%), notamment celles de matériels de transport (+8,2% après +0,1%), mais celles de produits pétroliers raffinés ont fortement ralenti (-7,5% après +13%). Dans le même temps, les importations ont ralenti (+0,6 après +2,2%).

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