L’art sous toutes ses formes pour défendre un monde durable. Aux côtés de l’astrophysicien Hubert Reeves, Claire Keim est la marraine de la 4e édition du festival Atmosphères (Pour un monde durable) qui se tient jusqu’au 6 avril à Courbevoie et à la Défense (92).
Un événement gratuit et pluridisciplinaire que l’actrice et chanteuse perçoit comme un excellent moyen de sensibiliser le grand public.
Pourquoi vous associer à ce rendez-vous ?
Je fonctionne au coup de cœur. Ce festival mêle cinéma, expositions et conférences sur le développement durable. J’ai hâte de rencontrer ces gens qui rêvent de changer le monde et se battent pour cela. Il faut soutenir ces acteurs qui donnent des solutions concrètes pour appréhender la nature autrement.
L’astrophysicien Hubert Reeves est également le parrain de ce festival. Que vous inspire cet homme ?
Enormément de respect. A l’instar de Nicolas Hulot ou d’Haroun Tazieff, il fait partie de ces gens qui nous ont montrés que la nature avait un rôle primordial pour l’espèce humaine. Au-delà d’être émerveillés en les écoutant, ils nous donnent envie de protéger la planète. Je suis fière d’être à ses côtés même si je me sens infiniment petite et ridicule face à lui. Je ne suis qu’un porte-parole, lui, c’est un acteur du développement durable.
Etes-vous une artiste engagée ?
Je me considère plutôt comme une personne concernée qui, parfois, parle de son engagement écologique ou politique à travers un film, une pièce de théâtre, un documentaire ou un festival, comme celui d’Atmosphères.
Quels sont vos gestes au quotidien pour sauver la planète ?
J’essaie de consommer des fruits de saison et de proximité. Je suis locavore. Je privilégie des biens de consommation de catégorie énergétique A et vais au marché avec un panier pour éviter les sacs en plastique. Il faut arrêter d’acheter des produits qui abîment la nature et par conséquent, notre santé. Nous n’avons pas besoin de nous empoisonner pour être dans le progrès. Cela nous demande de faire un effort, mais nous pouvons y arriver. Cependant, je ne veux pas être donneuse de leçon. Mais comme tout le monde, j’ai mes contradictions. Je prends l’avion, par exemple, alors que c’est une hérésie écologique.
A quand remonte cette conscience environnementale ?
A mon enfance. J’ai grandi à la campagne et j’ai vu la nature changer. Il y a moins d’abeilles et plus de pesticides. L’écosystème de notre planète est menacé.
Selon vous, l’écologie doit-elle être rattachée à un parti politique ?
Tous les partis devraient s’intéresser à l’environnement. Toutes les inondations et les tempêtes qui ont frappées la France ces derniers mois sont des avertissements. Il faut changer nos habitudes dès maintenant. Les politiques doivent aller dans ce sens. On ne peut pas, par exemple, inciter les Français à acheter du diesel et se rendre compte ensuite que c’est la pire chose pour la planète. Il faut arrêter d’interdire aux agriculteurs de produire localement et les obliger à utiliser des brevets américains qui polluent nos sols et notre santé, simplement pour « engraisser » des multinationales. On est en train de perdre le savoir-faire ancestral de l’agriculture française.
Festival Atmosphères, du 31 mars au 6 avril à Courbevoie et à la Défense (92). www.atmospheresfestival.com