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Cédric Herrou : le militant pro-migrant condamné à 1.000 euros d'amende avec sursis pour diffamation et injure publique contre le maire de son village

Les faits se sont produits il y a un an, soit en février 2024. [LOIC VENANCE / AFP]

Ce jeudi 27 février, le tribunal correctionnel de Nice a rendu son délibéré dans le procès du militant pro-migrant Cédric Herrou, jugé pour «diffamation et injure publique» au préjudice du maire de Breil-sur-Roya (Alpes-Maritimes), condamnant le prévenu à 1.000 euros d'amende avec sursis. 

À la suite de sa convocation devant la justice en date du 9 janvier dernier, Cédric Herrou, poursuivi pour «diffamation et injure publique» à l’encontre du maire LR de son village de la Breil-sur-Roya (Alpes-Maritimes), Sébastien Olharan, a été condamné ce jeudi 27 février à 1.000 euros d'amende avec sursis, a appris CNEWS auprès du parquet de Nice. 

Les faits se sont produits il y a un an, soit en février 2024. À l’époque, Cédric Herrou avait écrit sur le réseau social X : «Le maire de Breil-sur-Roya, Sébastien Olharan se dit en soutien aux agriculteurs alors qu’il a incité un voisin à bloquer l’accès de notre exploitation agricole, nous poursuit au tribunal pour un hangar de 20 mètres carrés, détourne avec la Safer un terrain à usage agricole».

Puis, le 8 février, cet agriculteur militant a republié un second message, citant le maire de la Breil-sur-Roya. «Il est maire de mon village bébé Ciotti sevré trop tard, parasite gorgé d’orgueil et d’argent public, fait la guerre à une asso qui met à l’abri des SDF, qui produit plus de 30 tonnes de légumes, olives et œufs sur sa commune. Sombre type d’un parti en ruine».

Le maire Sébastien Oulharan a dénoncé la gravité des accusations portées à son encontre par Cédric Harrou. «Se faire accuser de "surfer sur la Tempête Alex" est d’une rare indécence quand on connaît les conséquences humaines et matérielles de cette catastrophe, et qu’on constate l’énergie que nous déployons pour reconstruire notre vallée», a-t-il déclaré à nos confrères de Nice-matin

«Je peux être critiqué. Mais il n’y a aucune raison que j’accepte de me faire insulter, traîner dans la boue, diffamer. Donc je trouvais normal de rétablir mon honneur», a-t-il poursuivi. 

«La liberté d’expression locale sera entachée»

Après une première audience relais, l’affaire avait été renvoyée, le 8 novembre dernier, par le tribunal. Sur Facebook, le fondateur d’Emmaüs Roya, Cédric Herrou, s’est défendu le 5 janvier dernier, en visant à nouveau une fois le maire de son village. 

«Par ses multiples fonctions, il a donc beaucoup d’influence et de pouvoir sur les citoyens. Et comme nombreux de ses “amis” il ne supporte ni la moquerie, ni la critique, ni l’opposition. Ces pauvres tweets nous entraînent donc tous les deux devant la justice, qui, je pense, à mieux à faire que de traiter des guéguerres sur les réseaux sociaux», a-t-il écrit.

«Que je sois en procès pour mes provocations, mes invectives, mes alertes n’est pas surprenant, j’en fait les frais depuis que j’aide des précaires en migration. Ce qui m’attriste et m’alarme c’est qu'un militant politique se serve de son mandat d’élu pour financer au frais de sa commune une guéguerre partisane», a-t-il ajouté.

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