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PSG-Inter Milan : débordements dans la capitale, 642 interpellations en France, un mort à Paris... Le triste bilan des heurts en marge des festivités

Après la victoire du PSG en Ligue des champions décrochée samedi soir, des tensions et des violences ont été constatées dans les rues de la capitale française, mais aussi dans le reste du pays. 642 personnes ont été interpellées en marge des célébrations, dont 79 dans la nuit de dimanche à lundi.

Une situation délicate. Le Paris Saint-Germain a affronté, samedi 31 mai l’Inter Milan, à l’Allianz Arena de Munich (Allemagne) dans le cadre de la finale de Ligue des champions. Mais alors que les Parisiens ont remporté le match, des débordements ont été constatés dans les rues de la capitale française, a appris CNEWS de source policière. Au total, plus de 5.000 policiers et gendarmes étaient mobilisés pendant le week-end dans la capitale et en petite couronne.

Un homme à scooter est décédé dans la nuit de samedi à dimanche, dans le 7e arrondissement de Paris, après avoir avoir été percuté par une voiture. Les faits se sont produits au carrefour du boulevard de la Tour Maubourg et de l’avenue de la Motte-Picquet. Les tests d'alcool et de stupéfiants réalisés sur le conducteur du véhicule sont négatifs et le suspect a été placé en garde à vue, indique le parquet de Paris. Au total, 563 personnes ont été interpellées dans la nuit de samedi à dimanche, dont 491 dans l'agglomération parisienne, lors des célébrations en marge de la finale de la Ligue des Champions remportée par le PSG, selon le ministère de l'Intérieur. Elles ont conduit à 320 gardes à vue dont 254 dans la capitale, a ajouté le ministère.

Aussi, dans la nuit de dimanche à lundi, 79 personnes ont été arrêtées, selon le préfet de police de Paris, Laurent Nuñez, ce lundi. «Après la levée du service, on peut dire même dans la nuit après 1 h du matin, on a vu des résurgences d'individus qui étaient animés de malveillance, qui n'étaient pas vraiment des supporteurs du Paris Saint-Germain (...); le calme est revenu vers 3h30 du matin», indique le préfet de police sur RTL, précisant un nombre d'interpellations «totalement inédit» pendant le week-end. 

14 mineurs interpellés à Paris

Parmi les interpellations effectuées dans la nuit de samedi à dimanche, à Paris, 14 mineurs ont été interpellés et placés en garde à vue, notamment pour «détention sans motif légitime et interdit par arrêté de substance ou produit incendiaire permettant une destruction ou dégradation de bien, port d’arme de catégorie D et vol aggravé», précise le parquet de Paris. 

Deux d'entre eux ont vu leur garde à vue être prolongée, six ont été déférés ce dimanche 1er juin à un délégué du procureur pour des mesures de réparation, tandis que trois autres le seront ce lundi. Un dernier sera convoqué devant un juge des enfants pour port d'arme.

À propos des personnes majeures dans la capitale, 202 ont passé la nuit en garde à vue. Parmi elles, 104 ont vu leur garde à vue être prolongée. La procédure judiciaire a été classée sans suite pour 51 individus pour absence d’infraction suffisamment caractérisée et 13 personnes sont conduites au tribunal en vue de leur déferrement, ce lundi. 

Le parquet de Paris précise que 16 personnes se verront notifier une ordonnance pénale pour outrage sur personne dépositaire de l’autorité publique, de rébellion et de port d’arme de catégorie D. Enfin, 16 personnes sont convoquées devant le délégué du procureur à propos d’une contribution citoyenne, principalement pour des faits de détention d’engins pyrotechniques.

À Grenoble, quatre personnes d'une même famille ont été blessées, dont deux grièvement après qu'une voiture a heurté la foule célébrant la victoire du PSG.

À Dax, un jeune de 17 ans est mort après avoir reçu des coups de couteau. Contrairement à ce qui a été annoncé auparavant, ce décès n'a «pas de lien avec les résultats sportifs», en l'occurrence le sacre du PSG en Ligue des Champions, a précisé le parquet de Dax ce dimanche dans un communiqué, citant les premiers éléments de l'enquête. 

Selon nos informations, des tensions ont éclaté dans le 16e arrondissement de Paris, notamment vers le boulevard d’Exelmans ou encore l’avenue de Versailles. La même situation a été constatée vers la Porte de Saint-Cloud où les forces de l’ordre ont dû faire usage de gaz lacrymogène. Quelques tensions ont aussi été enregistrées sur le haut des Champs-Élysées.

Par ailleurs, le parquet de Paris précise que des heurts ont eu lieu place des Ternes. Plusieurs commerces ont été pillés et des jets de projectiles ont blessé deux policiers.

Gaz lacrymogène, lanceur d'eau et barriérage efficaces

Un engin lanceur d'eau a été utilisé par les forces de l'ordre pour, a expliqué la PP, «protéger la place de l'Étoile, le barriérage mis en place ayant été enfoncé par un public très nombreux ne regardant manifestant pas le match, effectuant des poussées pour aller au contact des forces de l'ordre».

Près du stade, Porte de Saint-Cloud, une voiture a été incendiée peu avant 23h, puis une seconde vers minuit, selon des journalistes de l'AFP, tandis que des échauffourées sporadiques ont éclaté à plusieurs reprises sur les Champs-Élysées entre les forces de l'ordre et des petits groupes mobiles, échangeant tirs de gaz lacrymogènes et mortiers d'artifice ou divers projectiles.

Du mobilier urbain a été cassé çà et là, une terrasse éphémère incendiée et des vitrines dégradées dans les rues adjacentes. Des vélos en libre-service ont également été brûlés sur la célèbre avenue, a constaté l'AFP. «Des fauteurs de troubles sur les Champs-Élysées cherchent l'incident et vont au contact répété des agents avec des jets de mortiers d'artifice et divers projectiles», a commenté la préfecture. Un magasin de chaussures de l'avenue a été pillé. Une trentaine de personnes y ont été interpellées par la police, selon la PP.  

Face à ces débordements, le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau a réagi. «La réponse ne peut pas être uniquement policière. On ne mettra jamais un cordon de CRS devant chaque vitrine de commerce. On ne mettra jamais un escadron de gendarme mobile dans chaque rue, ni à chaque carrefour de Paris ou même d’autres villes de France», a dit le locataire de la Place Beauvau ce dimanche lors d'une conférence de presse. 

«La réponse doit être pénale, massive et efficace. (…) La réponse vient aussi des familles. Tant que les familles ne seront pas responsabilisées, alors il y aura un certain nombres de voies qui permettront à la violence des mineurs de se déchaîner», a-t-il ajouté. 

De son côté, le PSG a condamné ces violences. «Ce titre de Champion d’Europe doit être un moment de joie collective, et non d’agitation ou de débordements. Ces actes isolés sont contraires aux valeurs du Club et ne représentent en rien l’immense majorité de nos supporters, dont le comportement exemplaire tout au long de la saison mérite d’être salué», a noté le club parisien sur le réseau social X.

«Le Paris Saint-Germain appelle chacun à faire preuve de responsabilité et de respect pour que cette victoire historique reste un moment de fierté partagé par toutes et tous», a-t-il ajouté.

Le numéro d'urgence 18 saturé d'appels

Sur son compte X, les pompiers ont indiqué que le numéro d'urgence 18 était saturé. «En raison des évènements qui touchent actuellement Paris, nous recevons un grand nombre d'appels. Si votre appel ne revêt pas de caractère d'urgence, nous vous invitons à libérer immédiatement la ligne d'appel d'urgence», ont écrit les soldats du feu.

Une ambiance relativement calme hors Champs-Elysées

Sur le reste de l'avenue des Champs-Élysées, l'ambiance était restée relativement calme jusqu'au coup de sifflet final. Mais peu après 23h, plusieurs centaines de personnes ont afflué sur la célèbre avenue, entonnant le chant du PSG.

La liesse des supporters s'est fait entendre partout dans Paris, de la place de la République à celle de la Bastille, sur les Grands boulevards et à Barbès.

«Beaucoup de monde dans Paris (...) Très peu de tensions en dehors des Champs-Élysées et du boulevard périphérique parisien sur lequel les forces de l'ordre interviennent systématiquement pour évincer les fauteurs de trouble et relancer la circulation», a assuré la préfecture de police.

À plusieurs reprises, le périphérique parisien a été envahi à hauteur du Parc des Princes par des dizaines de personnes munies de feux d'artifices et de fumigènes.

Le ministère avait décompté, selon un bilan provisoire, 692 incendies dont 264 véhicules.

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