Le rappeur français Zola, de son vrai nom Aurélien N’Zuzi Zola, a été mis en examen et placé en détention provisoire pour séquestration et violences aggravées, a indiqué ce samedi le parquet de Meaux.
Une nouvelle étape dans cette affaire. Le parquet de Meaux a indiqué ce samedi 22 novembre que le rappeur Zola et trois autres personnes ont été mis en examen et placés en détention provisoire pour séquestration et violences aggravées.
Dans le détail, ils sont poursuivis pour séquestration, vol, détention non autorisée d'arme, dégradation et violences aggravées par plusieurs circonstances : menace ou utilisation d’une arme, dissimulation du visage, réunion, appartenance de la victime à une ethnie, une race, une nation ou une religion.
Le rappeur Zola ayant demandé un délai pour préparer sa défense a donc été placé en détention provisoire pour quatre jours. «Le prochain débat contradictoire se tiendra mercredi 26 novembre», a précisé le procureur de Meaux, Jean-Baptiste Bladier, dans son communiqué diffusé samedi matin.
Les faits reprochés au rappeur remontent au 6 novembre 2025 sur la circonscription de police de Villeparisis-Chelles, en Seine-et-Marne.
«Ce jour-là, plusieurs hommes désireux de rencontrer le rappeur Zola afin de prendre un cliché photographique en sa compagnie, se rendaient au domicile de ce dernier. La sortie dudit domicile d’un homme cagoulé et manifestement armé provoquait la fuite de plusieurs d’entre eux, tandis que l’un d’eux, resté sur place, était immédiatement victime de premières violences de la part du rappeur», a expliqué Jean-Baptiste Bladier dans un communiqué datant du 21 novembre.
Une séquestration de deux heures
À la suite de cela, la victime a été conduite dans une cave du domicile de Zola et y a été longuement séquestrée, rouée de coups et menacée à l'aide d'une arme.
«Durant les deux heures qui suivaient, aussi bien au sein dudit domicile, qu’à l’extérieur de celui-ci, la victime subissait de nombreuses violences sous la forme de coups de poing, coups de pied, injures, menaces verbales. Ayant été contraint de se dévêtir, ses vêtements étaient incendiés», a précisé le procureur.
Par ailleurs, la victime a été menacée avec une arme à feu qui a été «pointée sur l'une de ses tempes avant que le canon (…) ne soit introduit dans sa bouche».
«A plusieurs reprises, les agresseurs faisaient mention de l’appartenance ethnique de la victime, l’invitant à ne pas craindre pour sa vie, puisqu’ils ne voulaient pas "aller en prison pour un p’tit blanc comme [elle]"», a noté le parquet.
Des déclarations qui ont permis la mise en examen avec la circonstance aggravante du choix de la victime en raison de son appartenance à une ethnie, une race, une nation ou une religion.