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Mort de Louise : il y a un an, la fillette de 11 ans était tuée près d'Épinay-sur-Orge

C'est à 1h50, dans la nuit du 7 au 8 février, que les policiers, les pompiers et les gendarmes aidés de plusieurs chiens ont découvert le corps sans vie de Louise. ©JULIEN DE ROSA/AFP

Le 7 février 2025, Louise, collégienne de 11 ans était portée disparue à Épinay-sur-Orge, en Essonne. Son corps, meurtri de nombreuses plaies au niveau des zones vitales, sera retrouvé le lendemain dans un bois des Templiers à Longjumeau. Retour sur un crime glaçant.

Il y a tout juste un an, la France retenait son souffle après la disparition de Louise, 11 ans, après la sortie de son collège à Épinay-sur-Orge, en Essonne. Une affaire qui a tout de suite suscité l’intérêt des services de police.

En effet, ces derniers ont été avertis dans l’après-midi de sa disparition à la suite d'un appel à l’aide lancé par sa sœur aînée sur X (anciennement Twitter) : «Elle a été vue pour la dernière fois (...) rue Lavoisier à Longjumeau», précisait-elle, en postant la photo d’une jeune fille aux longs cheveux blonds, portant un bonnet à pompon. Une enquête avait immédiatement été ouverte pour «disparition inquiétante».

Dirigées vers le bois des Templiers par les premiers éléments de l’enquête, les recherches ont continué durant la nuit de vendredi à samedi, notamment par hélicoptère et drone. À 1h50, les policiers, les pompiers et les gendarmes aidés de plusieurs chiens découvraient le corps sans vie de Louise.

Le principal suspect interpellé

Après la découverte du corps et l'identification formelle de la victime, une autopsie a été rapidement pratiquée. L’examen a alors révélé la présence de «très nombreuses plaies commises avec un objet tranchant dans les parties vitales» avait déclaré le procureur de la République d’Évry Grégoire Dulin dans un communiqué.

Ce sont les vidéos de surveillance qui ont pu faire avancer l'enquête. Sur les images en question, la silhouette d’un homme avec une attitude suspecte semble suivre la victime sur le chemin qu’elle emprunte pour rentrer chez elle. L’homme d’une vingtaine d’années porte une doudoune noire et une casquette couverte par la capuche.

Un profil se dessine, qui semble se confirmer avec les premiers relevés ADN sur les mains de la victime. Les empreintes d’un homme, alors âgé de 23 ans, nommé Owen Legrand, trahissent enfin le principal suspect. Ce dernier, qui habitait dans le même quartier que Louise, était déjà connu pour des faits de violence et de vol. Il a été arrêté et placé en garde à vue le lundi 11 février 2025.

Lors de son audition, il explique avoir croisé en début d’après-midi Louise, qui portait son portable autour du cou, et avoir décidé de la suivre. Il l’avait attirée dans le bois des Templiers, en prétextant avoir perdu un objet.

«Arrivé dans un coin tranquille», il lui avait dit qu’il allait «fouiller ses affaires pour lui voler de l’argent en la menaçant avec un couteau», avait expliqué Grégoire Dulin lors d’une conférence de presse. Elle s’était mise «à crier» alors qu’il voulait fouiller son sac, avait poursuivi le magistrat. «Paniqué par ses cris», le jeune homme l’a fait «tomber à terre» et lui a porté «plusieurs coups de couteau».

Le 4 février 2025, le suspect, étudiant en BTS informatique, avait déjà abordé une collégienne dans le même secteur, tentant de «se calmer» après une altercation lors d'une partie du jeu vidéo en ligne «Fortnite».

Owen Legrand, a été mis en examen pour meurtre sur mineure de moins de 15 ans et placé en détention provisoire. Sa petite amie, également âgée de 23 ans, avait également été mise en examen pour non-dénonciation de crime et placée sous contrôle judiciaire.

Une enquête qui se poursuit

L’enquête ne s'est pas arrêtée avec la mise en examen du principal suspect. Le 30 juillet 2025, les parents d'Owen Legrand ont été mis en examen pour non-dénonciation de crime, destruction de document ou objet de subornation de témoin, avait indiqué dans un communiqué le procureur de la République d’Évry.

«Les deux magistrats instructeurs ont procédé ce jour à la mise en examen des parents âgés de 49 et 48 ans de l'auteur présumé des faits», avait indiqué Grégoire Dulin, précisant que «les intéressés, qui ont choisi de garder le silence lors de leur interrogatoire de première comparution, ont été placés sous contrôle judiciaire».

À ce stade, le principal suspect est toujours poursuivi dans le cadre de l’enquête et de l’instruction judiciaire. Il n’y a pas d’indication publique indiquant qu’il a été condamné ou jugé définitivement. L’enquête se poursuit et le dossier devrait passer devant un juge d'instruction avant un éventuel procès.

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