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Attentat près de la tour Eiffel en 2023 : un procès requis contre l'assaillant

Armand Rajabpour-Miyandoab, né en 1997, avait tué au couteau un jeune touriste germano-philippin en 2023, près de la tour Eiffel. [Ludovic MARIN / AFP]

Armand Rajabpour-Miyandoab, né en 1997, avait tué au couteau un jeune touriste germano-philippin en 2023, près de la tour Eiffel. Le parquet national antiterroriste (Pnat) a demandé à ce qu'il soit jugé devant la cour d'assises de Paris spécialement composée.

Un procès a été requis à Paris, ce lundi, contre le suspect de l'attaque au couteau ayant coûté la vie à un touriste germano-philippin près de la tour Eiffel en décembre 2023, un Franco-iranien qui a été, après l'attentat, déchu de sa nationalité française. Le parquet national antiterroriste (Pnat) demande qu'Armand Rajabpour-Miyandoab soit jugé devant la cour d'assises de Paris spécialement composée, a-t-il indiqué ce vendredi.

Le Pnat a sollicité la mise en accusation du suspect pour «assassinat en relation avec une entreprise terroriste en état de récidive légale». Le ministère public requiert également son procès pour «tentatives d'assassinat en relation avec une entreprise terroriste en état de récidive légale» : lors de l'attaque, le 2 décembre 2023, Armand Rajabpour-Miyandoab est aussi accusé d'avoir blessé deux personnes à coups de marteau. Dans la foulée, le 6 décembre 2023, ce ressortissant franco-iranien âgé alors de 26 ans avait été mis en examen et placé en détention provisoire, à l'isolement. 

Ce jour-là, il était apparu devant le juge des libertés et de la détention l'air concentré, avec une longue barbe noire et des égratignures au visage, avait constaté une journaliste de l'AFP avant que ne soit prononcé le huis clos. L'homme, né en 1997 à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine), près de Paris, avait ensuite été déchu de sa nationalité française en octobre 2024. Contactée vendredi, son avocate Clémentine Perros n'a pas souhaité faire de commentaires. 

«Il y avait des sites juifs envisagés, mais pas que»

En décembre 2023, le suspect avait longuement parlé lors de sa garde à vue. Il avait affirmé avoir répondu à un «appel fin octobre de l'Etat islamique, demandant à tuer des juifs», avait précisé une source judiciaire après son interrogatoire. Il disait ainsi avoir agi «en réponse aux exactions, selon lui, de l'Etat d'Israël sur la bande de Gaza». 

Il avait également indiqué, d'après une source proche de l'enquête, ne pas avoir supporté que la tour Eiffel ait été illuminée «aux couleurs d'Israël» après les massacres commis par le mouvement islamiste palestinien Hamas le 7 octobre 2023. Il avait précisé avoir envisagé «plusieurs cibles», et notamment le jardin mémoriel des enfants du Vel d'Hiv, en mémoire des enfants juifs raflés les 16 et 17 juillet 1942. 

«Il y avait des sites juifs envisagés, mais pas que», avait ajouté la source judiciaire. Armand Rajabpour-Miyandoab avait déjà été condamné à cinq ans d'emprisonnement pour association de malfaiteurs à visée terroriste, après un projet d'action violente à la Défense, le quartier des affaires à l'ouest de Paris, en 2016.

Il était sorti de prison en mars 2020, avec une injonction de soins «impliquant un suivi psychiatrique resserré et contrôlé par un médecin coordinateur» jusqu'à la fin de la mise à l'épreuve le 26 avril 2023, selon le Pnat. Au moment de l'attaque, ses parents et une proche avaient été placés en garde à vue. 

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