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Alpes-de-Haute-Provence : un chauffard ayant renversé deux gendarmes condamné à un an de prison ferme sous bracelet électronique

Un chauffard ayant renversé deux gendarmes à moto après un refus d’obtempérer, le 24 avril dernier à Forcalquier, a été condamné ce mardi à quatre ans de prison, dont un an ferme sous bracelet électronique. Une peine qui indigne le maire, ce dernier dénonçant «une gifle à toute la République».

Une décision de justice qui ne passe pas. Ce mardi 28 avril, un homme a comparu devant le tribunal, quatre jours après avoir renversé deux gendarmes à moto. Les faits qui lui sont reprochés se sont déroulés le 24 avril dernier à Forcalquier, dans le département des Alpes-de-Haute-Provence

Ce jour-là, les militaires avaient constaté que l’individu ne portait pas sa ceinture. Le conducteur avait ensuite pris la fuite, tout en refusant d’obtempérer aux injonctions des gendarmes. C’est lors d’une course-poursuite engagée que l’homme a percuté volontairement et violemment un premier motard de la gendarmerie, puis un second, selon nos confrères d’ICI Provence.

Malgré la violence de cette scène, la peine prononcée à l’encontre du suspect suscite encore davantage de stupeur. En effet, alors que le parquet demandait sept ans de prison lors de l’audience, l’individu a finalement été condamné à quatre ans de prison, dont un an ferme à effectuer sous bracelet électronique. Un jugement que dénonce le maire de Forcalquier, David Gehant, dans un communiqué. 

«Si c’était à refaire, je le referai»

«Cet individu ressort donc libre du tribunal ! Cette décision est une gifle adressée à toute la République. Comme si percuter volontairement un gendarme n’était qu’un banal incident de circulation», a écrit l’édile sur sa page Facebook

«Pire encore, l’auteur des faits a osé déclarer lors de son interpellation : "Si c’était à refaire, je le referai" montrant ainsi sa dangerosité pour la société. Cette phrase est le symptôme d’un malaise profond, d’un sentiment d’impunité devenu insupportable, renforcé aujourd’hui par cette décision», a-t-il ajouté.

Dans son communiqué, le maire de Forcalquier a fustigé ce «laxisme» qui «n’est plus tolérable», apportant par la même occasion «un soutien total, sans réserve, aux gendarmes concernés».

«Je m’interroge aujourd’hui sur les valeurs du pays dans lequel nous vivons. (…) Je refuse cette banalisation de la violence. Je refuse cette résignation», a-t-il souligné.

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