Le clasico Real-Barça en danger

Cristiano Ronaldo et Lionel Messi.[DANI POZO / AFP]

Malgré l’interdiction provisoire émanant du Tribunal constitutionnel de Madrid, la Catalogne a décidé de maintenir, le 9 novembre, la tenue d’un référendum sur son indépendance. Un vote certes consultatif, mais qui a fait naître l’hypothèse d’un départ du FC Barcelone du championnat d’Espagne.

 

A quoi ressemblerait le championnat d’Espagne de football si la Catalogne, l’une des 17 communautés autonomes d’Espagne, accédait un jour à l’indépendance ?

La question mérite d’être posée depuis qu’Artur Mas, le président régional de la Catalogne, a réaffirmé dimanche, son souhait d’organiser un référendum consultatif d’autodétermination. Ce, même si le Tribunal constitutionnel de Madrid l’a provisoirement interdit, le 29 septembre dernier.

 

Aucun club d’Etat étranger ne peut évoluer dans un championnat espagnol sauf…

Et selon la loi du sport en vigueur en Espagne, aucun club d’Etat étranger ne peut évoluer dans un championnat espagnol, mis à part les équipes de la principauté d’Andorre.

"La Loi du sport prévoit dans une disposition additionnelle qu'un seul Etat non espagnol peut jouer la Liga ou toute autre compétition officielle espagnole, et c'est Andorre", a expliqué Javier Tebas, président de la Ligue espagnole de football (LFP) dans un entretien diffusé mardi sur une radio espagnole.

 

L’Espanyol de Barcelone également concerné

Concrètement, l'indépendance de la Catalogne impliquerait que ni le FC Barcelone, ni l’Espanyol de Barcelone ne puissent participer à la Liga, la première division du championnat espagnol de football dans laquelle ils évoluent actuellement. Adieu donc les clasicos Real-Barça…

A noter que les équipes de Llagostera, Gérone et Sabadell (Deuxième Division) seraient elles aussi concernées.

Pour le président de la LFP, seule une modification de la loi pourrait permettre aux clubs barcelonais de maintenir leur présence à l’échelon le plus élevé du football espagnol. "Pour cette modification, il faudrait un vote au parlement (espagnol, NDLR) et il faudrait voir si le secteur concerné serait d'accord ou non", a ainsi indiqué Javier Tebas.

 

À suivre aussi

Ailleurs sur le web

Derniers articles