Claude François : les Clodettes devant la justice

Claude François et ses Clodettes sur le plateau de l'ORTF en octobre 1969. [AFP]

Douze anciennes danseuses de Claude François, les Clodettes, vont réclamer, devant le tribunal de grande instance de Paris, 16.000 euros de droits pour la diffusion d'images de leurs chorégraphies.

C'est une véritable fronde de Clodettes. Douze ex-danseuses de Claude François réclameront vendredi devant la justice 16.000 euros chacune à la Société de perception et de diffusion des droits des artistes-interprètes (Spedidam) pour la diffusion à la télévision ou en DVD d'images de leurs célèbres chorégraphies.

35 ans après la disparition de Claude François, les rediffusions à la télévision (sur la TNT notamment) d'émissions musicales de l'époque et les DVD consacrés à la légende Clo-Clo sont légion.

"On est toujours dans l'actualité et la Spedidam a collecté de l'argent avec la variété sans nous le reverser. On se fait avoir", estime Lydia Naval, ex-Clodette de 63 ans dont six passés au côté de Claude François, dès 1970.  

 

(Lydia Naval, ici à droite. BERTRAND LANGLOIS / AFP)

C'est cette ex-danseuse, aujourd'hui vendeuse d'abonnements culturels, qui est à la tête de fronde des Clodettes, qui ont assigné en février 2012 la Spedidam devant le tribunal de grande instance (TGI) de Paris pour réclamer des droits liés à leur image.

Lydia Naval affirme que la Spedidam a commencé à leur verser environs 300 euros par an à compter de 2010, alors que leurs premières démarches remontent à 1995, sous l'impulsion de l'ex-chef d'orchestre de Claude François, Silm Pezin.

Aujourd'hui, leur avocat, Me Michel Richard, estime que le manque à gagner pour les douze danseuses est d'environ 1.000 euros par an sur la dernière décennie. Au-delà, les droits ne sont pas récupérables. Vendredi, il demandera au tribunal une provision de 16.000 euros pour chacune des danseuses et la nomination d'un expert pour vérifier le mode de calcul des droits de la société qui agit, selon lui, dans "l'opacité".

"La Spedidam n'a effectué aucune démarche positive depuis 1995 pour identifier les Clodettes et évaluer leurs droits", souligne l'avocat.

Un argument réfuté par la défense de la Spedidam."Pour répartir équitablement les droits, il faut pouvoir identifier les participations aux émissions, ce qu'on a demandé à plusieurs reprises. Or certaines attestations de présence étaient incomplètes voire inexistantes", explique Me Isabelle Wekstein. L'avocate estime que les Clodettes ont été "négligentes" et "ont perdu beaucoup de temps" dans leurs démarches.

Les danseuses, aujourd'hui quinquagénaires ou sexagénaires, sont professeure de danse, gérante de restaurant, directrice commerciale ou sans emploi et "elles ne roulent pas sur l'or", argue également Me Michel Richard. 

 

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