Militaire agressé : le suspect voulait faire "comme à Londres"

Le suspect arrêté dans les Yvelines à son arrivée le 29 mai 2013 dans les locaux de la BRI à Paris [Eric Feferberg / AFP] Le suspect arrêté dans les Yvelines à son arrivée le 29 mai 2013 dans les locaux de la BRI à Paris [Eric Feferberg / AFP]

L'agresseur présumé d'un militaire à la Défense le 25 mai a déclaré en garde à vue avoir voulu "faire comme à Londres", où un soldat avait été tué trois jours plus tôt, même s'il avait prémédité son geste avant ce meurtre, a-t-on appris vendredi de sources proches de l'enquête.

Alexandre Dhaussy, 22 ans, a expliqué aux enquêteurs avoir eu "les mêmes motivations que ceux qui ont agi à Londres", avoir voulu "faire comme eux". Il a été mis en examen vendredi pour "tentative d'assassinat en relation avec une entreprise terroriste".

Il a ajouté cependant avoir "décidé et prémédité son geste "antérieurement" au meurtre perpétré à Londres, ont aussi dit les sources.

Le jeune converti à l'islam a d'autre part indiqué aux enquêteurs qu'il avait, le samedi 25 mai, le projet initial de tuer un gendarme en faction à l'Assemblée nationale, à Paris, et qu'il avait changé d'idée lors du trajet et décidé de s'en prendre à un militaire à La Défense dans le centre commercial.

Il a reconnu, avoué et "totalement assumé" cette violente agression d'un militaire en patrouille "en invoquant Allah", à plusieurs reprises durant son interrogatoire. Il a également raconté sa conversion à l'islam dans le détail. Il a précisé notamment à ce sujet qu'il voulait acquérir les "préceptes par lui-même " et non auprès d'un imam.

Le suspect arrêté dans les Yvelines à son arrivée le 29 mai 2013 dans les locaux de la BRI à Paris [Eric Feferberg / AFP]
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Le suspect arrêté dans les Yvelines à son arrivée le 29 mai 2013 dans les locaux de la BRI à Paris
 

Selon les mêmes sources proches de l'enquête, les enquêteurs ont jugé ses propos souvent décousus mais disent avoir eu affaire à quelqu'un "d'intelligent voire construit" à d'autres moments, évoquant une "réflexion qui se tenait" et parfois "glaciale à entendre".

Ils ont insisté sur sa "dangerosité" et pensent qu'il pouvait se radicaliser, seul, "recommencer et tuer".

Il a fait l'objet d'un examen psychologique jeudi qui a notamment jugé que son état était compatible avec la garde à vue et ne nécessitait pas qu'il soit admis dans un service médicalisé ou psychiatrique ni avant ni après sa garde à vue.

Le militaire agressé, Cédric Cordiez, 23 ans, soldat de première classe du 4e régiment de chasseurs de Gap, a quitté lundi l'hôpital Percy de Clamart.

 

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