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Le tireur de Libé et La Défense est bien le même homme

L'homme qui aurait grièvement blessé un photographe au siège de Libération, à un arrêt de tramway à Paris le 18 novembre 2013 [ / AFP/Archives] L'homme qui aurait grièvement blessé un photographe au siège de Libération, à un arrêt de tramway à Paris le 18 novembre 2013 [ / AFP/Archives]

Les attaques de lundi à Libération et à La Défense ont bien un auteur unique mais où l'homme se cache-t-il? Les enquêteurs, qui récoltent les premiers résultats des analyses ADN, continuaient mercredi à le traquer.

 

Les enquêteurs ont pu analyser les empreintes génétiques retrouvées au siège du quotidien, où un assistant photographea été gravement blessé, à La Défense ainsi que lors de la prise d'otage d'un automobiliste le même jour.

"L'ADN mis en évidence sur les douilles libérées à Libération et à la Société Générale ainsi que sur la portière passager du véhicule de l'otage est le même. L'hypothèse d'un auteur unique est donc confirmée", a déclaré à l'AFP mercredi matin le procureur de Nanterre, Robert Gelli. Il a annoncé son dessaisissement des faits de La Défense et de l'enlèvement au profit du procureur de Paris, déjà saisi de l'attaque à Libération et de l'agression de vendredi à BFMTV. Avant cette confirmation par l'ADN, les enquêteurs étaient déjà persuadés d'avoir affaire au même homme.

En revanche, il n'y a pas eu "d'identification à ce stade du tireur via le Fichier national des empreintes génétiques (FNAEG)" créé en 1998 et qui compte aujourd'hui quelque 2.130.000 profils, a par ailleurs précisé le procureur de Nanterre.

Image de caméra de surveillance diffusée par la préfecture de police de Paris de l'auteur présumé des tirs à Libération et à La Défense [ / Préfecture de police de Paris/AFP]
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Image de caméra de surveillance diffusée par la préfecture de police de Paris de l'auteur présumé des tirs à Libération et à La Défense
 

Si une interpellation intervient, l'ADN identifié permettra de vérifier s'il s'agit bien du tireur.

Les enquêteurs comptent toujours sur les témoignages suscités par la photo,plus nette que les précédentes, diffusée mardi après avoir été extraite des images de vidéosurveillance de la RATP. Le suspect, lunettes fines sur un visage rond, y apparaît le regard fixe et la bouche entrouverte.

 

Changement de tenue

Sur cette image, il porte une veste rouge à col noir et un bonnet beige enfoncé sur le front, une tenue différente de celle qu'il arborait un peu plus tôt lors de son irruption à Libération. Cela fait dire aux enquêteurs que l'homme est un "malin" qui "connaît sans doute les codes de la bonne cavale", selon une source policière. Les témoins qui ont croisé sa route le décrivent comme "calme" et "déterminé". On ne connaît cependant pas ses motivations.

Des experts interrogés par l'AFP évoquent aussi une homme déterminé, solitaire et organisé, au comportement plus rationnel qu'il n'y paraît au premier abord.

Mardi soir, les enquêteurs comptabilisaient près de 700 appels reçus depuis la veille. Le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, a de nouveau exhorté "les concitoyens à donner à la police toutes les informations utiles".

Des policiers devant Libération le 18 novembre 2013 à Paris [Kenzo Tribouillard / AFP]
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Des policiers devant Libération le 18 novembre 2013 à Paris
 

Âgé de 35 à 45 ans, de type européen, et mesurant entre 1,70 m et 1,80 m, l'homme a surgi lundi matin à Libération armé d'un fusil à pompe à crosse et canon sciés, de calibre 12, un calibre très courant qui peut recevoir indifféremment des munitions Brenneke (chasse au sanglier) et/ou des munitions contenant des chevrotines. Le jeune assistant photographe sur lequel il a tiré, le blessant au thorax et à l'abdomen, est désormais réveillé mais les médecins l'ont maintenu sous une surveillance étroite, a précisé le journal mardi après-midi.

Après l'attaque à Libé, le suspect a tiré contre le siège d'une banque à La Défense sans faire de blessé. Dans la foulée, un automobiliste a affirmé à la police qu'un "individu armé l'avait pris en otage" pendant près de 20 minutes, le contraignant à le déposer aux Champs-Élysées.

L'automobiliste a expliqué que l'homme lui avait dit "sortir de prison, être prêt à tout, et avoir une grenade" dans son sac.

Les policiers ont ensuite engagé une chasse à l'homme dans Paris mais sans parvenir à lui mettre la main dessus.

 

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