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Du sursis après la mort de son bébé secoué

Un nourisson [Fred Dufour / AFP/Archives] Un nourisson [Fred Dufour / AFP/Archives]

Un homme de 25 ans a été condamné jeudi à un an de prison avec sursis par le tribunal de Saintes (Charente-Maritime) après la mort de son fils de cinq mois, porteur des symptômes du "bébé secoué", un geste que le père niait en partie.

La peine est assortie d’une mise à l’épreuve de 18 mois avec obligation de soins. Le ministère public avait requis trois ans ferme contre le prévenu, jugé pour homicide involontaire, négligence et comportement inadapté ayant entraîné la mort de l’enfant.

Le jeune homme, fumeur de cannabis, avait appelé les secours en décembre 2010 à Royan après avoir trouvé son fils, qu'il gardait seul temporairement, "inconscient et couvert de vomi dans son berceau", selon son avocate Me Alexandra Dupuy.

Selon les experts médicaux entendus au procès, en octobre, l’enfant portait les symptômes du "bébé secoué", notamment un hématome au cerveau.

En pleurs à plusieurs reprises à la barre, l'homme avait nié avoir infligé des secousses fatales. "Quand il a pris le bébé, la tête est partie en arrière. Il dit avoir secoué l’enfant à ce moment, pris de panique, mais pas avant", a relaté l'avocate, ajoutant que son client avait "raconté six fois la même chose au cours de l’enquête et de l’instruction".

L’enfant, réanimé dans l’ambulance, était mort le lendemain à l’hôpital.

"C’est une peine qui ne correspond à rien", a déclaré Me Dupuy à la correspondante de l’AFP. "Soit il avait secoué et tué son bébé avant de le coucher, ce qui signifie qu’il a menti, et il fallait le renvoyer devant une cour d'assises, soit il ne l’a pas tué et il fallait le relaxer".

 

 

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