Pollution : alerte maximum aux particules

Un panneau recommande d'abaisser la vitesse sur l'autoroute en raison d'un épisode de pollution, à Paris le 12 décembre 2013 [Thomas Samson / AFP] Un panneau recommande d'abaisser la vitesse sur l'autoroute en raison d'un épisode de pollution, à Paris le 12 décembre 2013 [Thomas Samson / AFP]

L'épisode de pollution aux particules se poursuivait mercredi, avec une grande partie du nord du pays, l'Ile-de-France, quasiment toute la région Centre et le bassin lyonnais placées en alerte maximum, ont annoncé les agences régionales de surveillance de la qualité de l'air.

L'actuelle pollution aux PM 10 (particules dont le diamètre est inférieur à 10 microns) est favorisée par des conditions anticycloniques, et des nuits froides suivies de journées bien plus chaudes.

Le niveau d'alerte était déclenché dans le Nord/Pas de Calais, en Picardie, dans la Marne et les Ardennes, en Ile-de-France, dans le Calvados et la Manche, la majorité de la région Centre (l'Eure-et-Loir, Indre-et-Loire, Loir-et-Cher et le Loiret), et dans le bassin lyonnais et le nord de l'Isère.

Le niveau d'alerte suppose une concentration de PM 10 supérieure à 80 microgrammes de particules par m3 d'air.

Il entraîne généralement une réduction de la vitesse des véhicules, l'interdiction des feux de cheminée, il est recommandé à la population de "reporter les activités physiques et sportives intenses, en plein air ou en intérieur", et d'éviter les promenades pour les enfants de moins de 6 ans.

"On peut s’attendre à ce que ce phénomène de pollution de l’air perdure jusqu’à vendredi au moins", a déclaré à l'AFP Céline Derosiaux, d’Atmo-Nord/Pas-de-Calais, l'agence régionale.

Ce seuil sera, au moins, à nouveau dépassé jeudi en Ile-de-France, a indiqué l'agence Airparif.

Le niveau d'information, à partir d'une concentration de 50 microgrammes, était lui déclenché dans nombre d'autres régions comme la Bretagne et les Pays de Loire, une partie de la Bourgogne, la Lorraine et l'Alsace, et une partie de Rhône-Alpes,

Les pollutions aux PM 10, poussières de compositions diverses, sont fréquentes en hiver, avec l'augmentation des émissions liées au chauffage, principalement à bois mais aussi au fioul, qui s'ajoutent à celles émises par l'industrie et le transport (diesel).

Les concentrations sont notamment favorisées par un phénomène dit d'"inversion de température".

La Tour Eiffel masquée par un nuage de pollution, à Paris le 11 mars 2014 [Patrick Kovarik / AFP]
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La Tour Eiffel masquée par un nuage de pollution, à Paris le 11 mars 2014
 

En situation normale, la température de l'air décroît avec l'altitude ce qui permet une dispersion verticale des polluants. Or, quand le sol refroidit fortement pendant la nuit en hiver, peuvent se former des couches d'air plus chaudes en altitude qu'au niveau du sol, et les polluants se trouvent alors piégés sous un effet de "couvercle".

Les particules peuvent provoquer de l'asthme, des allergies, des maladies respiratoires ou cardiovasculaires, et les plus fines d'entre elles (moins de 2,5 microns), qui pénètrent dans les ramifications les plus profondes des voies respiratoires et le sang, ont été classées "cancérogènes certains" par l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

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