L'AP-HP veut diviser par deux l'attente aux urgences

L'entrée des urgences le 20 février 2014 à l'hôpital Cochin, à Paris. L'entrée des urgences le 20 février 2014 à l'hôpital Cochin à Paris [Pierre Andrieu / AFP/Archives]

L'AP-HP a annoncé mardi quarante mesures pour améliorer les services des urgences dans les hôpitaux franciliens.

 

Diviser par deux le temps d’attente des patients aux urgences. Voici l’objectif que s’est fixée l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP). Celle-ci a annoncé mardi quarante mesures pour améliorer l’accès et l’accueil aux urgences. Il y avait urgence justement. Car en moyenne, un patient doit attendre 3h48 avant d'être pris en charge (2h25 aux urgences pédiatriques).

"Le temps d’attente aux urgences est devenu le symbole du problème récurrent de l’encombrement des services d’accueil des urgences", reconnaît l'AP-HP dans un communiqué. D'où la nécessité d'une stratégie d'amélioration, "dont la mise en œuvre sera précisée avant l’hiver 2014-2015". "C'est un sacré challenge, on sait qu'on y arrivera en cinq ans, on sait qu'on y arrivera sur certains sites plus rapidement", a de son côté assuré mardi Martin Hirsch, le directeur de l'AP-HP.

 

Mieux organiser l'arrivée des patients

L’AP-HP compte notamment sur les «fast tracks», les prises en charge rapide lorsqu’un patient n’a pas besoin d’être hospitalisé. Le développement d’alternatives pour les personnes se rendant régulièrement aux urgences, l’aide de bénévoles et de médecins retraités, l'amélioration de la signalisation et des travaux de rénovation (à hauteur de 40 millions d'euros) sont également prévus.

Concrètement, il s'agit surtout d'une stratégie d'organisation, le but n'étant "pas d'ajouter des personnels, ni d'ajouter des euros" mais "d'utiliser l'existant", selon Loïc Capron, le représentant du personnel médical de l'AP-HP.

 

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