M.P. de la Gontrie : "Amplifier le succès d'Autolib'"

Marie-Pierre de la Gontrie, nouvelle présidente du syndicat Autolib' Métropole Marie-Pierre de la Gontrie, nouvelle présidente du syndicat Autolib' Métropole[©DR]

Le syndicat Autolib’ Métropole a changé de gouvernance. Marie-Pierre de La Gontrie a été élue jeudi à la présidence de cette institution, qui gère le déploiement et les tarifs du dispositif de voitures électriques en libre-service. L’élue socialiste, qui est également conseillère de Paris et première vice-présidente au conseil régional, entend notamment veiller à l’expansion d’Autolib’ à travers l’ensemble de la région.

 

Vous venez d'être élue présidente d'Autolib' Métropole, qu'attendez-vous de ce syndicat et quelle vision du service Autolib' souhaitez-vous apporter ?

J’entends poursuivre la démarche qui a permis le succès d’Autolib, car j’y suis très attachée. Autolib est la preuve d’un partenariat réussi entre Paris, les communes de petite couronne et la Région Ile de France, et ceci autour d’un projet innovant, utile aux déplacements des Franciliens.

En 2009, lorsque le syndicat a été créé avec la mission d'équiper le territoire de bornes de recharge sur voirie et d'offrir des voitures électriques en libre-service, il comptait 15 villes adhérentes, elles sont aujourd’hui soixante-quatre. Ce sont plus de 150 000 abonnés qui ont eu recours à ce service et 5,5 millions de location. Avec 4500 bornes disponibles, c’est déjà le réseau le plus dense du monde et il faut encore le renforcer. Je suis aussi sensible au fait que les bornes soient fabriquées en France et qu’Autolib emploie 450 personnes au quotidien.

Avec tous les élus du syndicat et notre délégataire, la société Autolib' filiale du groupe Bolloré, je veux m'inscrire dans cette continuité et favoriser le l'équipement de nouveaux territoires en stations et en bornes de recharge pour les particuliers qui souhaitent passer à la voiture électrique. Je sais aussi que l'entretien et la propreté des véhicules et des stations est un enjeu important. J’y serai attentive comme je veillerai à ce que ce dispositif d'autopartage soit accessible à tous. L’objectif est que les Franciliens puissent trouver des Autolib' là où ils en ont besoin, le soir et le week-end, dans Paris et comme dans toute la métropole.

 

Comptez-vous étendre le service à de nouvelles communes dans les prochains mois ? Des négociations sont-elles en cours pour compter de nouvelles collectivités adhérentes, notamment en grande couronne ?

Je souhaite qu’Autolib' puisse continuer son développement en Ile de France car de nombreuses communes souhaitent en effet nous rejoindre. Vincennes vient de le faire. Bobigny et Antony vont adhérer prochainement. Le maillage des stations se poursuit sur tout le territoire de la métropole. J’espère voir aboutir rapidement les contacts positifs pris avec la communauté des boucles de la Seine (Croissy-sur-Seine, Chatou, Le Vésinet, Montesson, Carrières-sur-Seine, Houilles et Sartrouville), l'agglomération de Versailles, Vélizy, ou encore le plateau de Saclay.

Pour que le service fonctionne bien, il nous faut veiller à assurer une certaine continuité dans le maillage des stations installées dans les communes pour que les usagers puissent trouver des stations proches de chez eux, et là où ils souhaitent aller. Ainsi nous constatons que plus nous élargissons le réseau en Ile de France, plus nous observons une croissance des déplacements entre les communes de petite couronne. Avec son développement, Autolib' tend à devenir la deuxième voiture des ménages franciliens, un véhicule silencieux, non polluant et partagé.

 

De nombreux usagers réclament plus de véhicules et surtout de nouvelles bornes et places de stationnement, comptez-vous y remédier ? Quand l'objectif des 3000 véhicules sera-t-il atteint ?

Nous disposons aujourd'hui de 2500 voitures en service qui peuvent se recharger dans 870 stations. Avec les nouvelles villes adhérentes et le redéploiement de 50 stations en voirie à Paris, nous devrions atteindre d'ici la fin de l'année plus de 950 stations. Des projets de nouvelles stations sont aussi envisagés dans des parkings publics ce qui permet d'offrir une solution dans les quartiers centraux où l'espace en surface doit être laissé libre pour d'autres usages (piétons, vélos, transports collectifs par exemple) que le stationnement de véhicules. Nous espérons ainsi atteindre l'objectif des 3000 Autolib' en service d'ici la fin de l'année 2014. Je suis heureuse de constater que les Franciliens réclament plus de bornes et de voitures. C'est la rançon du succès !

 

La grille tarifaire sera-t-elle revue ?

En 2013, la grille tarifaire a été simplifiée. Nous avons aussi créé un forfait 16h et passé l'abonnement un jour à zéro euro avec une location à 9 euros la demi-heure. Il me semble utile de voir les effets de cette nouvelle grille tarifaire. Plus de 90% des abonnés prennent l'abonnement annuel à 120 euros avec la demi-heure de location à 5,50 euros. C'est le signe que cette offre répond bien aux attentes de nos usagers. Je serai attentive à la cohérence de l'offre tarifaire pour que le plus grand nombre puisse avoir accès à ce service.

Je souhaite qu’Autolib soit à la portée de tous les ménages franciliens en offrant un moyen de déplacement économique qui réponde à leurs besoins quotidiens. Avec les élus du syndicat, nous pourrons réfléchir à faire évoluer la gamme tarifaire en fonction des attentes nouvelles et pourquoi pas créer de nouveaux abonnements. Nous allons aussi poursuivre le maillage du territoire et ainsi offrir ce service à plus de Franciliens qui le réclament. 

 

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